Zen et nous

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    Kodo Sawaki

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    Kodo Sawaki

    Message par Invité le Jeu 19 Avr 2012 - 10:56

    Bonjour

    Il y a quelques jours, j’ai demandé à Kaikan des infos sur Kodo Sawaki, j’ai lu un texte, j’aimerais que vous le lisiez ou relisiez.Un texte grand et simple.

    Le prince Shotoku qui a introduit le bouddhisme au Japon portait le kesa pour administrer les affaires de l'état et pour commenter les trois sutras du Mahayana. L'empereur Shomu le revêtait aussi pour gouverner et plusieurs générations d'empereurs ont eu foi dans le kesa. II en fut de même dans le monde des guerriers, Kikuchi Taketoki, Takeda Shingen et Uesugi Kenshin ont bénéficié des vertus infinies du kesa. Porter le kesa et transmettre le kesa est le bonheur suprême de l'homme. Celui qui pense que ce n'est qu'un sac de formalisme étriqué est le jouet de son mauvais karma. Par contre, on peut dire de celui qui se réjouit de le porter a sa bonne part de bonheur. C'est Daichi Zenji qui a le mieux exprimé le grand bonheur que procure le kesa de l'univers entier « Je suis heureux dans mon kesa, Homme tranquille je possède l'univers. Je demeure ou je m'en vais, à mon gré, La brise pure reconduit les nuages blancs. » Et dans un autre poème « Où qu'il soit, l'escargot est chez soi quand il meurt. Aucun monde n'existe en dehors du kesa. Lorsque « bruine et rosée, brume et nuages vêtent notre corps », nous, sommes, tranquilles- Porter le kesa. c'est trouver la paix de l'esprit et du corps.


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    Yudo, maître zen
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    Re: Kodo Sawaki

    Message par Yudo, maître zen le Lun 7 Mai 2012 - 13:44

    Je suis moi-même profondément convaincu des vertus du kesa. C'est pourquoi, dans la véritable tradition de Sawaki, je persiste à ne le coudre qu'avec des tissus de récupération, pour faire des "funzo-e" (vêtements de merde, très littéralement). Fun, c'est la merde. Funzo, ce sont des tissus souillés (par les excréments, les règles, les morts, etc.)

    A Tokyo, au Musée national, j'ai vu, parmi les trésors du Horyu-ji de Nara, deux Funzo-e datant du VIII° siècle (autrement dit, contemporains du Prince Shotoku) et j'ai été profondément ému par ces reliques.

    Il est juste dommage que les prétendus héritiers de maître Deshimaru se soient contentés de ce qu'il leur a transmis et aient pris trop au sérieux ses affirmations sur cette transmission. Ils auraient pu, comme Eric Rommeluère et Evelyne Holzapfel, aller se perfectionner auprès de celles qui sont les authentiques dépositaires de l'enseignement de Sawaki sur le O-kesa. Cela nous aurait évité d'entendre les âneries d'une Françoise Laurent sur le grand kesa à 9 bandes qui, selon elle, ne serait pas doublé, alors que maître Dôgen dit spécifiquement le contraire...

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