Zen et nous

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    Darlene Cohen - La peur et la non-peur : la curiosité, éponge de la terreur

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    Zenoob
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    Darlene Cohen - La peur et la non-peur : la curiosité, éponge de la terreur

    Message par Zenoob le Mer 28 Aoû 2013 - 13:23

    Bonjour ! Darlene Cohen est une pratiquante du zen qui, après avoir pratiqué zazen pendant environ 7 ans de 28 à 35 ans, s'est retrouvée avec une sale maladie, de l'arthrite généralisée, qui lui ont provoqué une douleur constante ainsi, comme on s'en doute, qu'une terreur totale. Elle écrit maintenant beaucoup sur la douleur, la peur, la souffrance, et le bouddhisme. Voici un de ses textes que je traduis de l'anglais (désolé si ce n'est pas terrible au niveau du style) :


    "En tant que femme athlétique, forte, j'étais sans peur grâce à mon physique. Mon corps était complètement fiable, et je me sentais l'invincibilité d'une jeune personne. A ce moment là, je n'avais aucune hésitation dans les situations difficiles : je plantais ma carcasse d'1m75 fermement entre un homme dans la rue et une femme qu'il venait de gifler : aucune peur. Quand deux adolescentes vinrent ensemble bloquer mon passage dans la rue, sous prétexte de lutte raciale ("à qui appartient ce territoire ?"), j'avais décidé de traverser la rue, c'était la meilleure option, mais mon brave petit corps m'a surprise. "C'est MON voisinage !" J'ai foncé à travers la barrière qu'elles avaient faite de leurs bras, puis j'ai couru comme une dératée, mon triomphe tapant dans mes temps, surpassant la peur. Ah, quel fort petit corps c'était, et sa vitalité constante, affirmée à travers les fibres musculaires et nerveuses qui avaient jusqu'alors prouvé leur infaillibilité, engendraient la régularité et la force du coeur qui battait en leur sein.

    Alors imaginez la terreur de perdre tout ça, et pas doucement, dans le temps, comme nous le faisons tous avec l'âge, mais rapidement, sans pitié, en voyant chaque capacité physique chuter l'une après l'autre comme autant de cheveux morts. J'avais 35 ans, je vivais à la ferme de Green Gulch, une aile du centre zen de san francisco. Cela prit 4 mois pour que je perde tout ce qui avait un quelconque sens pour moi : mon corps fort, énergique ; ma capacité de réussir tout ce sur quoi je me concentrais et de gagner l'admiration des autres pour ça ; ma joie de soigner mes enfants comme une mère épanouie ; mon plaisir d'être une femme sexuellement attractive ; ma capacité à pratiquer le zen, ce qui était mon but en décidant de vivre dans la communauté de Green Gulch ; et peut être, le plus difficile, ma mentalité type "mon corps est mon esclave" - je partais du principe que mon corps était prêt et capable de faire tout ce que je lui imposais sans résistance. Plus encore, j'étais isolée de tout par la douleur qui me submergeait à tout moment, par la terreur désespérée qui terrifiait aussi tous ceux qui étaient en ma présence paniquée, et l'effort incroyable que je devais faire pour effectuer n'importe quelle petite tâche - me lever d'une chaise, ou prendre une tasse de thé. Même le vent était devenu un formidable opposant.

    Je fus diagnostiquée avec une "arthrite rhumathoïde", une maladie très douloureuse et très handicapante, qui avait aussi frappé ma mère. Finalement, je ne pouvais plus m'habiller, tenir le combiné du téléphone, ou me lever des toilettes toute seule. Parce que tout cela s'était passé si rapidement, en quelques mois, j'étais constamment dans un état de déni, convaincue à chaque fois qu'une fonction physique disparaissait qu'elle serait de retour le lendemain matin. Ma terreur était tellement envahissante que je ne pouvais pas la tolérer une demi seconde.  Dès que la réalité de ce qu'il semblait que je devais supporter - un handicap très sévère - apparaissait dans mon esprit, je voulais désespérément que mon corps qui se détériorait accomplisse la tâche que je lui ordonnais de faire. "Tu dois" ! "Tu vas le faire" ! Ainsi le commandais-je. Si mon corps ne pouvait fonctionner, qu'est ce qui allait m'arriver ? Si je ne pouvais pas soulever mon propre poids, qui allait prendre soin de moi ? J'avais toujours vécu dans l'illusion que j'étais autonome, que je pouvais aider les autres mais surtout que j'étais, en fin de compte, indépendante. Je ne pouvais pas changer ma façon d'être si vite. A cause de mon déni initial, personne ne savait vraiment à quel point j'allais mal ou quoi faire pour moi. Mon fils de 3 ans boutonnait mes boutons et laçait mes chaussures dans ma chambre.

    Cette fuite de la terreur s'arrêta abruptement quand mon fils me réveilla au milieu de la nuit. Il pleurait. Son pyjama était trempé de vomi. "Je suis malade, maman", dit-il. "J'ai vomi". J'essayai de bouger mon corps, de le sortir du lit, mais ne put y parvenir. Je ne pouvais pas me libérer des couvertures et quand j'essayais d'atteindre le bord du lit et de me sortir des draps, j'étais trop faible pour me mettre assise. "Chéri, enlève ton pyjama et lave toi le visage dans la salle de bain", ai-je dit à mon fils. "Sors les draps sales de ton lit et retourne te coucher". Je l'entendis suivre mes instructions et retourner au lit. Je me couchai à nouveau dans mon propre lit, je l'entendais pleurer dans un demi sommeil, et à ce moment là je priais pour mourir. Le déni n'était plus possible. Les membres de la communauté commencèrent à prendre soin de moi et mon fils.

    Pendant sept ans je m'étais assise sur un coussin noir, poursuivant l'éveil. Sept ans, des milliers d'heures de zazen et peut être trente sesshins. Tout ça, apparemment, pour rien. J'étais complètement submergée par une douleur sans fin, la terreur, et le désespoir.

    Balayée par la force de la douleur, submergée et consommée par elle, au début je ne pouvais rien ressentir d'autre. Mais, forcée de me rendre complètement à l'aspect physique de mon existence, moment après moment, j'ai finalement découvert qu'il y avait des expériences dans mon corps à côté de la douleur - et toutes n'étaient pas déplaisantes. Tout mon monde était constitué de mon corps et ses sensations, mon lit et ses couvertures, ma chambre et ses meubles. Confinée dans cette simple chambre, qui n'était pas "agressive", j'ai commencé à remarquer que chacune de ces choses avait ses excentricités. A côté des fissures dans la peinture autour de l'encadrement de la fenêtre, il y avait des gargouillis et des murmures provenant d'un immeuble abandonné ; des changements subtils dans les ombres sur les murs au fur et à mesure que le jour passait ; des différences de température alors que le très fort soleil du matin faisait briller les vieux murs puis reculait dans l'après midi ; de temps en temps, les contours d'un visage familier au dessus de moi, qui me regardait d'en haut. Mon monde était en fait toujours aussi complet, aussi intéressant qu'il avait jamais été, seulement sur un mode bien plus subtil. Je n'arrêtais pas de me dire "ce doit être le monde des bébés et des animaux. Tout est frais et fascinant".

    Voilà comment j'ai évolué, depuis l'espoir, tous les matins, de me réveiller d'un cauchemar, jusqu'à la réalisation que cette pièce et son contenu étaient la seule vie que j'avais. Et c'était ce corps avec lequel je devais vivre. Alors j'ai commencé à me réveiller prête à vivre pleinement cette vie là, spécifique, et à faire connaissance avec ce qui était tous les jours un nouveau corps sous bien des aspects. Je commençais la journée en me demandant : "quelle partie de mon corps fonctionne aujourd'hui ? Que puis-je faire avec la partie qui fonctionne ? C'était passionnant pour moi de planifier ma journée à un niveau si primitif. Alors que je m'installais dans ma nouvelle vie et ses particularités, la curiosité commença à remplacer la peur comme fondement de mon être. Je voulais connaître chaque détail de mon monde. Et c'était en fait parce que je commençais à vraiment prendre refuge - de la peur et du désespoir - dans tous les aspects et toutes les caractéristiques de mon existence.

    J'étais impressionnée du pouvoir de l'examen de ma vie quotidienne d'agir comme une éponge sur ma terreur. Plus tard, alors que je commençai à reprendre des forces et que je passais plus de temps hors du lit, j'ai appliqué le même principe au mouvement et j'ai pris refuge dans mon activité elle même. La pratique de faire chaque chose pour elle même, le fondement de l'entraînement zen, m'avait complètement échappée quand j'étais une étudiante fervente du zen. Je pouvais rarement mettre de côté mes préoccupations avec ce que je projetais d'accomplir, le but de mes efforts. Mais maintenant, vivant dans la vibration d'un présent sensuel et le voyant clairement comme ma plus sûre source de confort et de soulagement, je ne voulais plus revenir à mon habitude de pousser et de poursuivre, toujours cherchant une nouvelle raison de vivre, que ce soit l'éveil ou une meilleure résidence à Green Gulch. Maintenant je préférais rester ici, exactement ici. J'ai perdu le sens qu'il y avait quelque chose de spécial ou de tragique à propos de mon existence. C'était ma vie, matin et soir.

    Ce genre de reddition et de fascination avec les circonstances de ma vie ne m'apparaissaient pas comme une résignation, mais plutôt comme une profonde et complète acceptation de ma place dans le monde. Ce n'est pas une acceptation passive, mais une acceptation active, créative, intelligente, une vulnérabilité complète à la vie. Cette ouverture se passait parfois en même temps que je luttais contre ma douleur et que je cherchais des moyens de l'arrêter. En fait ces deux choses ne s'annulent pas : accepter complètement sa souffrance et chercher des moyens de la faire stopper. Toutes deux sont des rencontres actives, engagées, avec votre vie. Si on ne peut pas être rapide et productif, si cela prend toute notre attention et toute notre concentration de mettre nos habits le matin, nous devons être comme une tortue qui grimpe hors d'un puits de sable : implacable, d'une patience sans fin, trouvant notre "chez nous" dans l'activité elle même aussi bien que dans le but que notre activité cherche à atteindre.

    Nous, les pratiquants, vénérons le moment présent. Mais quand le moment présent n'est pas beau et simple, coulant de source, comme les feuilles qui changent avec les saisons, nous sommes confus. Quand ce moment présent est fait de douleur et de désespoir, on ne veut pas avancer. Mais il apparaît qu'expérimenter vraiment le désespoir est complètement différent de le visualiser avant, avec peur, et de décider que vous ne pouvez pas y faire face. S'il est vrai que le passé est parti pour toujours et que le futur que vous pouvez imaginer est encore pire que ce moment, vous acceptez plus facilement de sombrer dans le maintenant. J'ai pris refuge dans mon activité, dans mes mouvements lents et délibérés, et je ne me suis pas attaché aux résultats, simplement parce que je ne pouvais plus supporter aucune autre perte, ni même la possibilité d'une autre perte. Je n'ai jamais pensé "un jour j'irai bien à nouveau" parce que cette pensée aurait été insupportable.  Je n'ai jamais autorisé mon esprit à repenser au corps fort que j'avais perdu perce que cette image me faisait souffrir horriblement. Alors je suis resté dans ma respiration et dans mon mouvement, apeurée au début de regarder à droite et à gauche. Quand j'ai été assez bien pour interagir, mes contacts avec les gens prirent place au même niveau primitif. Debout avec quelqu'un, partageant sa respiration, les sentant dans ma poitrine et dans mon ventre, je restai en leur compagnie jusqu'à ce qu'un inconfort me pousse à bouger. Les interactions avec les gens étaient très immédiates, très réelles.

    Et puis un jour, en réfléchissant à un retour à une pratique formelle, j'ai réalisé que tout ce que j'avais fait jusqu'alors était prendre le fameux refuge en Bouddha, en le Sangha, et en le Dharma. J'avais toujours lu que prendre refuge signifiait de laisser tomber nos attachements à notre sécurité basique, sous la forme de ces pensées habituelles et rassurantes que nous utilisons toujours quand nous avons peur ("Je suis doué" ou "J'ai une épouse aimante" ou n'importe quoi d'autre), et vouloir passer à une réalité basée sur une respiration, où tout surgit puis passe.  Avec ma sécurité basique qui faisait désormais partie des fantasmes d'une vie passée, j'ai compris que les Anciens n'avaient pas plus de choses pour travailler que nous. Ils avaient leurs propres corps, leurs propres illusions, leurs propres habitudes et leur propres opinions. Et ils essayèrent de nombreux voyages spirituels, exactement comme nous pouvons le faire dans la baie de San Francisco, et après qu'ils soient passés par tous ces voyages, ils se sont finalement installés en leur propre esprit comme source de leur souffrance et réussirent finalement à rejeter le dogme et le matérialisme spirituels comme refuges et à expérimenter la vie directement.

    En disant que j'ai pris refuge dans le Dharma, je veux dire que j'avais trouvé une voie pour moi même, ma voie propre et originale, comme Bouddha. Je n'ai pas pensé que ma voie était une voie Zen. Dans ma fermeture d'esprit, je pensais que le Zen, c'était simplement s'asseoir dans la posture de zazen, et seulement s'asseoir dans la posture de zazen - mais il s'avéra que c'était une voie qui requérait le même engagement, et c'était en fait tout ce que j'avais en travers de ma route vers le soulagement. Et sur cette voie, j'étais capable de cultiver la capacité à me relier à mon expérience immédiate, à toute mon expérience immédiate. Et sur cette voie, j'ai développé une attitude de curiosité et d'attention qui a soumis ma terreur. Je ne faisais plus de distinction entre les objets sacrés auxquels on devrait accorder une attention pleine et ouverte, et les objets banals qu'on pouvait ignorer ou jeter à terre. Rien n'était une perte de temps ; toute la vie était une situation fertile. L'ultime consolation de mon abandon de la recherche de but était la richesse et l'originalité vibrante de tout.

    En prenant refuge dans le Sangha, je veux dire que je me sentais pleine de compassion pour mes proches, réfugiés eux aussi, qui étaient confus et terrifiés comme moi partout où je les trouvais : dans ma chambre, dans la rue, dans les magasins, dans le zendo. Le sangha est l'endroit où vous expérimentez avec ce que veut dire "être vraiment soi", où votre arrogance et vos illusions sont questionnées, où vous demandez de l'aide et où vous en donnez. Le sangha du centre Zen a encouragé mes efforts en mettant une ombrelle "pratique" au dessus de ma tête, en m'invitant à parler et à écrire à propos de mes expériences.

    Tout cela a eu lieu il y a plus de vingt deux ans. Mon handicap est plus relatif maintenant, puisque mes amis vieillissent. La peur et le chagrin sont des compagnons familiers dans ma vie de tous les jours, maintenant pleine d'événements. Une pratique, qui continue toujours, et qui m'a permis de les intégrer pour des décennies, est de transformer ma vie quotidienne en petits rituels. Amener ma brosse à dent, ma vaisselle, mon micro ondes, et ma voiture dans ma vie consciente, comme des objets que mon attention considère maintenant comme sacrés, me permet de sentir leur soutien tangible et leurs caractéristiques parfois charmantes.

    Par exemple, j'ai du mal à m'habiller. Mes épaules arthritiques, mes coudes, mes doigts, lâchent parfois devant les étirements, le boutonnage, le laçage requis pour pouvoir se présenter au monde complètement habillé. Mais je ne suis pas, et je n'ai jamais été, quelqu'un qui s'habille "utilitaire". Le velcro pourrait régler mes problèmes, mais c'est hors de question. Je suis le genre de personne qui aime et apprécie l'art de la mode, des doubles coutures, des coupes asymétriques, des jupes taillées de biais, des lignes de veste, etc. J'aime le flottement de la soie dans la brise. Mes sous vêtements sont décorés de fleurs et de broderie. Au lieu de me dépêcher de m'habiller et d'être frustrée par la difficulté de mettre des chaussettes, des chaussures, et de boutonner mes chemises, je fais un rituel rassurant et que j'aime beaucoup tous les matins : je mets tous les habits sur le canapé inondé de soleil, et je m'assois dans le soleil du matin alors que je m'habille, sentant son confort, mettant chaque vêtement adorable l'un après l'autre, notant les changements de température associés au recouvrement de mon corps, remarquant tout ce qui souligne la topographie de mon corps et qui fait que mes vêtements me vont. Le chagrin change quand il rencontre l'espace - la sainteté - offerte par l'attention soutenue. La plupart des tâches que j'effectue, comme cuisiner et nettoyer, ont maintenant cet aspect cérémoniel. Cultiver l'attention aux détails introduit de l'espace, de l'espace autour des pensées et des activités qui permet de vivre une vie riche et satisfaisante au milieu de la misère."


    Dernière édition par Zenoob le Mer 28 Aoû 2013 - 21:50, édité 4 fois
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    Re: Darlene Cohen - La peur et la non-peur : la curiosité, éponge de la terreur

    Message par zanshin le Mer 28 Aoû 2013 - 16:43

         




    Darlene Cohen en Kesa


    Photograph by Renshin Bunce
         

    Chris Kesser a écrit : "I first learned about her when I read her book, Finding Joy in the Heart of Pain (now called Turning Suffering Inside Out)."
    Voir → ICI

    Et merci à Zenoob de se donner la peine de nous traduire ces textes merveilleux...I love you 


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    Re: Darlene Cohen - La peur et la non-peur : la curiosité, éponge de la terreur

    Message par Yudo, maître zen le Mer 28 Aoû 2013 - 20:32

    Zenoob! LE Sangha! Laisse tomber ces approximations deshimaristes qui sont de toutes façons fausses!
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    Re: Darlene Cohen - La peur et la non-peur : la curiosité, éponge de la terreur

    Message par Zenoob le Mer 28 Aoû 2013 - 21:46

    Ah pardon, je modifie !

    De quoi tu parles concernant les approximations deshimaristes ?

      La date/heure actuelle est Mer 18 Oct 2017 - 13:14