Zen et nous

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    Le trésor incomparable de la compassion (extrait du livre de M°Hsing Yun)

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    Kaïkan
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    Le trésor incomparable de la compassion (extrait du livre de M°Hsing Yun)

    Message par Kaïkan le Mar 14 Jan 2014 - 15:01


    - Le trésor incomparable de la compassion -


    La compassion est la source de toute vie car elle est la nature de Bouddha, présente en chaque être sensible comme un trésor inépuisable. Maître Hsing Yun est le fondateur de Buddha Light International Association qui, à partir de Taiwan, développe des centres d’enseignement du Dharma et des actions caritatives dans le monde entier.


    Par Maître Hsing Yun

    Extrait du livre Beyond Ignorance and Enlightenment, éditions BLIA, 2002

    La compassion est le trésor que partagent tous les êtres sensibles.

    La compassion est le fondement du bouddhisme, mais la compassion n’est pas pour autant le domaine réservé des bouddhistes. C’est un trésor commun que partagent tous les êtres sensibles. Parce qu’il y a de la compassion en ce monde, la vie est pleine de sens. Alors que nous subissons les épreuves et les tribulations de la vie, la compassion nous inspire des visions innombrables.

    L’esprit de compassion est la source intarissable de toute vie, parce que la compassion est la nature de Bouddha. Les êtres sensibles peuvent atteindre la nature de Bouddha grâce à la compassion. La compassion est aussi la vertu de base de notre humanité, car on peut manquer de tout mais avoir quand même de la compassion. Inspirées par la compassion, nos paroles et actions sont pareilles au soleil, à l’eau fraîche ou à une jolie fleur, donnant au monde lumière, pureté et joie.

    La compassion ne se réduit pas à la simple sympathie. Si nous nous levons pour combattre au nom de la vérité et la justice, contre l’oppression ou pour la vérité qui se trouve bafouée et attaquée, alors nous agissons courageusement et nous pratiquons la vraie compassion. Pratiquer la compassion exige de la sagesse parce qu’il ne s’agit pas d’une simple pensée bienveillante ; on aide autrui en étant sage et raisonnable. La compassion ne consiste pas seulement à suivre la foule, mais à servir les autres en défendant des points de vue et des pensées justes. Il ne s’agit ni de s’efforcer égoïstement d’être utile à ses amis et sa famille, ni de rechercher des faveurs. Le plan le plus élevé de compassion doit être parfaitement désintéressé et impartial.

    La compassion, une éthique altruiste

    La compassion est la mise en pratique authentique de notre éthique, en aucun cas l’aune avec laquelle nous mesurons les autres. Elle ne se limite pas à des paroles aimables d’éloges et encouragement. Parfois les circonstances peuvent exiger que l’on fasse valoir de l’autorité, afin de triompher des atrocités qui se commettent. C’est plus difficile, mais c’est néanmoins une pratique de grande compassion. Dans la société contemporaine, un grand nombre de personnes se méprennent sur le sens de la compassion et, en réduisant le pardon et la magnanimité à la permissivité et l’indulgence, détruisent l’ordre social.

    La compassion est parfois mal appliquée, d’une manière dégénérée, pouvant même favoriser ou provoquer la criminalité. Si, par exemple, on libère au hasard des animaux, cela peut causer leur mort ; si on distribue arbitrairement de l’argent, on peut encourager la cupidité. C’est pourquoi la pratique de la compassion doit être dirigée par la sagesse ; autrement de bonnes intentions seront complètement détournées de leur but.

    La compassion ne doit pas être statique, elle s’inscrit dans le mouvement d’une perpétuelle sublimation de l’attitude altruiste et bienveillante. Le Sûtra de l’ornementation fleurie des bouddhas* dit : « Notre seul vœu est de libérer tous les êtres sensibles de la souffrance, sans espérer la sérénité pour nous-mêmes. » La vraie compassion consiste donc à vouloir se charger des soucis des êtres du monde en se réjouissant du bonheur de tous.

    Il y a dans ce monde beaucoup de rêves qui ne se réalisent pas et, quand nous pratiquons la compassion, il arrive que nous aussi nous sentions à bout de force. Pourtant, seule la compassion peut rétablir la paix et l’harmonie au cœur du conflit ; seule la compassion peut créer l’affinité nécessaire au succès de toutes actions et entreprises humaines. La compassion est véritablement le trésor inépuisable de la vie !

    * Sûtra de l’ornementation fleurie des bouddhas ou, en sanskrit, Avatamsakasûtra, important sûtra du Mahâyâna qui traite de la vacuité de tous les phénomènes et de la nature inconcevable de la réalité transcendant les notions d’un et de multiple.

    Maître Hsing Yun

    Source : ici


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    Re: Le trésor incomparable de la compassion (extrait du livre de M°Hsing Yun)

    Message par fonzie le Jeu 16 Jan 2014 - 9:35

    Bonjour,

    je crois que dans ceux qui ont un "trésor", il y a ceux:
    - qui le gardent en banque pour produire des intérêts (je crois que c'est ceux qui "distribuent arbitrairement de l’argent")
    - et ceux qui le partagent, parce que sachant que c'est un trésor ce n'est pas ce qui les rendra moins riches ( je crois que c'est ceux qui font la  "sublimation de l’attitude altruiste et bienveillante" sachant qu'ils peuvent "manquer de tout mais avoir quand même de la compassion").
    - Et i y a aussi le cas des trésors cachés enterrés dans le jardin dont le propriétaire ne sait pas qu'il y a un trésor (je crois que c'est ceux dont les "rêves se réalisent" sans savoir qu'ils rêvaient et parfois sans même se souvenir du rêve). Il parait que quand on trouve un trésor chez soi, il faut donner la moitié à l'état et on fait ce qu'on veut de l'autre moitié et donc avec cette deuxième moitié, il y a encore ceux qui le mettent en banque et ceux qui le partagent, ce qu'ils font en principe parce que leurs rêves sont déjà réalisés.
    Enfin, je crois que ça se passe comme ça.

    01:32, "c'était un Dragon"
    http://youtu.be/bvKLagxYhrc

    ps: excusez la traduction:
    Partout où la fleur d'ornement Sutra se trouve , le Bouddha se trouve, et aussi le Dharma et le Sangha de Digne Sages. C'est pourquoi, lorsque le Bouddha accompli bonne Lumières, qu'il voulait parler de la Grande Fleur ornement Sutra à enseigner et à transformer les Grands Chevaliers du corps du Dharma. Depuis ce Sutra était un Sutra du prodige inconcevable, il a ensuite été caché dans les Dragons de palais pour le Roi Dragon de protéger. Ensuite, Nagarjuna-"Dragon Tree" Bodhisattva est allé aux Dragons de Palace, mémorisé, et l'a ramené. "
    http://www.cttbusa.org/avatamsaka_recitation/avatamsaka_recitation.asp
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    Re: Le trésor incomparable de la compassion (extrait du livre de M°Hsing Yun)

    Message par Kaïkan le Jeu 16 Jan 2014 - 16:47


    Merci fonzie,

    J'essaie à mon tour d'affiner la traduction, si mes efforts sont trop maladroits des spécialistes rectifieront :

    « Le Sutra : "La fleur d'ornement"  est le Sutra du domaine du Dharma et le Sutra de l'espace vide. Pour l'épuisement du domaine du Dharma et de l'espace vide, il n'y a pas de lieu où le Sutra de la fleur d'ornement ne soit pas présent.  Partout où le Sutra de la fleur d'ornement se trouve, le Bouddha se trouve, et aussi le Dharma et le Sangha des Dignes Sages. C'est pourquoi, lorsque le Bouddha a accompli la propre illumination, qu'il voulait parler du Sutra de la Grande Fleur d'ornement pour enseigner et pour transformer les Grands Chevaliers du corps du Dharma. Depuis ce Sutra était devenu un Sutra d'un prodige inconcevable,  il a ensuite été caché dans le palais des Dragons pour être protégé par le Roi des Dragons. Ensuite, Nagarjuna-"Dragon Tree" Bodhisattva est allé aux Palais des Dragons, l'a mémorisé, et l'a ramené. »




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    Re: Le trésor incomparable de la compassion (extrait du livre de M°Hsing Yun)

    Message par zanshin le Lun 3 Fév 2014 - 18:28



    Shih Hsing-Yun, (Li Guoshen pour l’état civil), est né le 22 juillet 1927 dans la province de Jiangsu, en Chine. Connu dans le monde bouddhiste sous le nom de Vénérable maître Hsing-Yun , il est le 48ème patriarche du Linji Chan School.
    Arrivé à Taïwan en 1949, il occupe les postes de rédacteur en chef au magazine « La Vie » et de directeur des études du « Cercle d’études bouddhistes de Taïwan ». En 1953, il est nommé conseiller au Centre bouddhiste de Yilan. En 1957, il crée un centre de services de la culture bouddhiste, à Taipei ; en 1962, il fait construire le Collège bouddhiste et la pagode Shoushan. En 1967, il fonde le monastère Fo Guang Shan. Il en sera le Premier abbé durant les trois premiers mandats, avant de céder son poste au Vénérable Hsin-Ping en 1985, donnant ainsi un bel exemple de respect des règles démocratiques. L’objectif principal de Fo Guang Shan est la propagation du « Bouddhisme humaniste »

    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Hsing-Yun

    Livre de Hsing-Yun : Buddhism: Pure and Simple [Anglais] Edition→ Broché

         


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