Zen et nous

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    Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

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    Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par gigi le Mar 6 Jan 2015 - 5:31

    Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie



    L’accompagnement bouddhiste en fin de vie se fait avec compassion pour les souffrants. A l'approche de la mort, la peur de mourir, la douleur de l'agonie s'apaisent par le pardon, le repentir, la méditation, le recueillement dans l'aspiration à la paix de l'esprit définitive.


    (1ère partie)

    Mourir,
    comment faire face à cette étape de la vie
    la plus personnelle et intime ?



    Introduction

    Le texte qui suit est celui d'une conférence donnée au Temple Zen de la Gendronnière les 28/29 mai 2005 par maître-zen Kengan D. Robert dans le cadre du symposium "Vie, mort, Nirvana".



    Bonjour,

    Ce que je vais vous exposer ici est fondé sur l'apprentissage que j'en ai fait auprès de mon "Vieux maître" (rôshi) Shûyû Narita, dans son temple Tôdenji, province d’Akita au nord du Japon. Comme j’étais un moine de son temple, il me faisait l'accompagner dans des visites à certains paroissiens grabataires très malades. De l'exemple qu'il m'a montré en ces occasions, je retiens que sa façon de leur parler de ces choses éminemment sérieuses que sont la maladie terminale et la mort et des souffrances que cela entraîne, était toujours très simple. Il parlait sur le ton de la conversation mais ses paroles bonhomme en apparence, pénétraient profondément ses interlocuteurs. Ensuite, dans nos discussions il insistait sur le rôle que nous avions de permettre à ces personnes – pour la plupart des cultivateurs et des travailleurs ruraux – d’avoir une pensée ultime la plus proche possible de l’éveil bien qu’elles n’aient jamais pratiqué zazen.

    " La façon la plus simple et la plus radicale
    d’aborder sa mort
    est le Recueillement pur et nu. "

    Evidemment pour vous qui êtes pour la plupart des pratiquants sérieux, je pourrais réduire ma conférence à sa plus simple expression. Il me suffirait de dire, en bref, que la façon la plus simple et la plus radicale d’aborder sa mort est le Recueillement pur et nu – shikantaza « seulement être assis ».

    Et pourquoi ? Parce que c’est l’un des aboutissements du Recueillement Zen que de préparer l’individu à tirer profit de l’occasion unique que représente la mort. Cette pratique, vous le savez, consiste à transformer cette phase de l’existence – l’approche de la mort – en sagesse car elle accompagne l’état le plus subtil de l’esprit. A ce moment ultime de la vie, l’esprit est « privé », pour ainsi dire, de tout conditionnement, et il se trouve alors dans son état le plus pur. Et malgré tous les commentaires qui ont été faits par la suite, il reste que le meilleur exemple est celui du Bouddha Shakyamuni qui nous l’a montré dans toute sa simplicité au moment de sa propre mort. C’est décrit dans le Parinirvana Sutra. Il suffit donc de suivre son exemple ! Il est notre Maître ! Rien ne dit, en effet, qu’en quelques jours, quelques heures, quelques minutes, quelques secondes même, il ne soit pas possible de s’éveiller. Mais quand il faut mourir, il faut mourir ! Qu’on soit éveillé ou non.

    " C'est parce qu'il ignore que
    son "moi" n'a pas de substance en propre
    que l'homme a peur de mourir . "

    Dans la réalité, il n’y a cependant pas besoin d’être éveillé pour bien mourir. Il suffit de mourir ! En effet tout dépend de l’enchaînement sans rupture des karma. Comprenez bien que le mot sanskrit karma signifie : « un acte gros de sa conséquence dans la conscience ». C'est-à-dire que dès qu’on fait quoi que ce soit, que l’on dit quoi que ce soit, que l’on pense quoi que ce soit, dans l’instant même – dans le même temps ! – cet acte « pond » sa conséquence dans notre conscience. Ensuite, le temps de maturation de la rétribution de cette conséquence est variable. Cette loi du karma est donc essentielle car elle conditionne un enchaînement d’événements dans notre vie qu’on appelle « continuum d'existence ». Ces événements sont les « moments de vie » et ils ont toujours lieu au point de convergence de causes et de conditions. Lequel point de convergence n’arrête pas de se répéter. Sans cesse, sans cesse on est toujours au point de convergence de causes et de conditions qui déclenchent l’apparition des choses, parmi lesquelles notre propre personne, évidemment. Ce moment de convergence, nous dit le Bouddha, ne dure que le temps d’une pensée. Donc comme nous le dit le sutra : « nous ne vivons que le temps d’une pensée. Une pensée qui prend naissance, qui vit, et qui meurt dans le même temps. » Comme on pourrait le dire d’une note de musique jouée sur un instrument. C’est pourquoi le « moi », (le « moi-je », le « soi », l’ego, etc.) n’a pas de substance en propre. Mais les causes et conditions font qu’on s’agrippe à ce « moi » illusoire et au monde qui conditionne son existence. C’est ainsi que l’homme a peur de mourir.

    " Ce n'est pas ce qui se passe après la mort
    qui importe, mais le fait d'arriver ou non à avoir
    l'esprit en paix au moment ultime de la vie. "

    A l’inverse, bien sûr, c’est ce qui fait que le pratiquant de plus en plus imprégné de cette évidence de l’absence de substantialité du « moi », va comprendre que ce n’est pas ce qui se passe après la mort qui importe, mais le fait d'arriver ou non à avoir la conscience tranquille, la paix dans l’esprit lors de sa toute dernière pensée, au tout dernier moment de sa vie. En dépit de tout le flux d'événements heureux ou malheureux qui a conduit jusqu'à cette mort.

    Tel est le fondement de la foi d'un bouddhiste qui est conduit à s’adresser à quelqu’un qui le sollicite avec la peur de mourir. Tel est le point de départ de notre démarche de conseiller spirituel aux personnes qui sont en train de mourir.

    A qui avons-nous affaire ? Il peut, certes, s’agir d’un grabataire dont l’espérance de vie ne se compte plus qu’en jours ou en heures. Mais il peut s’agir aussi d’une personne bien portante pour laquelle la perspective de sa propre mort devient si prégnante qu’elle noircit sa vie. Si, vu d’une certaine façon, on peut dire que la mort commence dès qu’on prend naissance, nous voyons que la pratique religieuse trouve sa pertinence tout au long de la vie. Quel que soit le moment où celle-ci se termine. "On ne sait jamais ni le lieu, ni l'heure !"

    Si les personnes qui ont l’occasion de nous interroger en notre qualité de religieux pour obtenir un éclairage différent sur leur façon d’appréhender leur vie et leur mort font cette démarche, il leur est néanmoins très dur d’admettre d’être bousculées dans leurs certitudes.

    Et pourtant, qu’est-ce qui est immédiatement utile quand il faut, par exemple, consoler dans l’urgence ceux qui sont au bord de la mort — ceux qui nous ont fait demander parce qu’ils ont l’idée que nous sommes d’abord des religieux de totale confiance ? Il arrive souvent que nous ne connaissions pas cette personne et qu’elle veuille se soulager par une confession avant de quitter ce monde. Elle attend de nous un dernier conseil pour mourir paisiblement. Et, disons-le, on ne connaît pas cette personne et on s’aperçoit qu’elle n’a aucun fond religieux. Elle a peur de la mort. Et surtout, ceux qui l’entourent, encore plus. Et c’est pourtant notre devoir de religieux de répondre.

    Alors comment faire ?

    Lire la suite : Les quatre bonnes façons pour agir en compassion

    http://www.denshinji.fr/02accompagnement.html

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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Yudo, maître zen le Mar 6 Jan 2015 - 17:44

    J'avais beaucoup aimé la façon dont Denis Kengan Robert avait raconté comment il avait rassuré une vieille dame dans l'hôpital où il allait visiter sa mère. Elle l'avait d'abord pris pour un curé (il est toujours vêtu de son kolomo), et il l'avait démentie, mais elle avait insisté pour lui parler et ce qu'il en raconte est très touchant.
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Kaïkan le Mar 6 Jan 2015 - 23:20


    Personnellement je conseille la lecture du livre : Le Bardo Thödol, (tibétain : le livre tibétains des morts)

    Le "Livre tibétain des morts" est un texte du bouddhisme tibétain décrivant les états de conscience et les perceptions se succédant pendant la période qui s’étend de la mort à la renaissance.

    Quand on est un habitué du zazen on a la surprise de retrouver la succession des états vécus pendant dhyãna. On comprend cette phrase que répétait souvent T.Deshimaru : "faire zazen c'est comme entrer dans son cercueil."  Chinois-salut

    Voir ce lien : ici


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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par gigi le Mer 7 Jan 2015 - 3:19

    Yudo dit:

    J'avais beaucoup aimé la façon dont Denis Kengan Robert avait raconté comment il avait rassuré une vieille dame dans l'hôpital où il allait visiter sa mère. Elle l'avait d'abord pris pour un curé (il est toujours vêtu de son kolomo), et il l'avait démentie, mais elle avait insisté pour lui parler et ce qu'il en raconte est très touchant.

    gigi dit:

    Oui je trouve ce monsieur Denis Kengan Robert vraiment humain et ces réponses particulièrement pertinentes,
    il a bien répondu aux attentes de cette vielle dame Smile

    Kaïkan dit:

    Personnellement je conseille la lecture du livre : Le Bardo Thödol, (tibétain : le livre tibétains des morts)

    gigi dit:

    Oui ce livre m'a servi longtemps comme livre de chevet, en voyage aussi, il y a des Maîtres Tibétain qui on pousser la recherche assez loin dans ce domaine Smile

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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par mi le Mer 7 Jan 2015 - 9:40

    Bonjour,
    Kaikan pourrais tu s'il te plait me préciser quel livre tu conseilles car il y en a plusieurs et je ne sais pas lequel commander.
    Je suis aide soignante en EHPAD et je côtoie le passage de la vie à la mort.
    Ca pourrait m'aider à aider.
    Merci
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Kaïkan le Mer 7 Jan 2015 - 9:59


    Bonjour mi,

    J'ai une ancienne version : librairie d'Amérique et d'Orient Adrien Maisonneuve. J. Maisonneuve, succ. 11 rue St Sulpice PARIS  (1975).
    Ils ont réédité une version plus récente → ici

    Autrement on peut se faire une idée en le lisant directement sur PDF (téléchargeable 253 pages) en suivant ce lien :
    http://mutien.com/telechargements/Bardo_Thodol.pdf

    Voilà et bonne journée... sunny


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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Yudo, maître zen le Mer 7 Jan 2015 - 10:50

    mi a écrit:Bonjour,
    Kaikan pourrais tu s'il te plait me préciser quel livre tu conseilles car il y en a plusieurs et je ne sais pas lequel commander.
    Je suis aide soignante en EHPAD et je côtoie le passage de la vie à la mort.
    Ca pourrait m'aider à aider.
    Merci

    Je pense qu'étudier cet exemple serait aussi très utile:

    http://www.denshinji.fr/04accompagnement.html
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par mi le Mer 7 Jan 2015 - 10:57

    merci, maintenant, je vais lire, essayer de comprendre, et mettre en pratique ... vaste projet !
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Zenoob le Mer 7 Jan 2015 - 11:52

    Et si tu lis l'anglais, il y a le superbe bouquin de Stephen Levine : Healing into life and death.
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par lausm le Mer 7 Jan 2015 - 14:26

    Il y a aussi "quand la mort nous ouvre à la vie", de Rodney Smith. Très concret.
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par bulleOcéan le Ven 23 Jan 2015 - 17:09

    Rebonjour tout le monde Smile

    Bon je ne sais pas si l'admin va scinder cette intervention pour la mettre dans une autre section mais  la thématique du post m'a inspiré de mettre cela ici
    Donc pour les personnes qui n'auraient jamais lues  ce top 5

    https://fr.news.yahoo.com/le-top-5-des-regrets-des-mourants-bronnie-ware.html

    Une infirmière australienne, spécialisée dans un service de soins palliatifs d’un hôpital, a accompagné les personnes mourantes dans leurs derniers jours. Dans un livre paru fin 2011, elle a révélé quels étaient les regrets les plus courants que nous avons à la fin de notre vie. Et ce ne sont pas forcément ceux que l’on croit…

    Bronnie Ware n’est pas une infirmière comme les autres. Comme les  autres, elle travaille dans un hôpital depuis plusieurs années pour venir en aide aux malades. Mais ce qui différencie Bronnie Ware de ses collègues, c’est qu‘elle a accompagné des patients lors des 12 dernières semaines de leur vie. Pendant de longs mois, elle a minutieusement relevé dans un blog les regrets qu’ils éprouvaient à l’approche de la mort. "Inspiration and Chai" a ensuite était posé sur le papier pour en faire un livre, qu’elle a sobrement intitulé "Le top 5 des regrets du mourant".

    Bronnie Ware y évoque notamment l’exceptionnelle clairvoyance dont ont fait preuve ses patients avant de mourir, et comment nous pourrions apprendre de leur sagesse. Voici les 5 regrets les plus cités au cours des nombreuses années qu’elle a passées à leurs côtés.

    1 - J’aurais aimé avoir le courage de vivre ma vie comme je le voulais, et non pas comme les autres l'entendaient

    "C’était le regret qu’ils avaient le plus en commun. Quand les gens prennent conscience que leur vie est presque terminée et regardent derrière eux, il leur est plus facile de voir combien de rêves n’ont pas été réalisés. La plupart des gens n’ont pas réalisé la moitié de leurs rêves et vont mourir en sachant que c’est une conséquence directe des choix qu’ils ont fait, ou pas. La santé apporte une liberté dont très peu de gens se rendent compte, jusqu’à ce qu’ils ne l’aient plus".

    2 - J’aurais aimé ne pas travailler aussi dur

    "Ce souhait est venu de tous les hommes que j’ai soignés. Ils n’ont pas assez vu leurs enfants grandir et n’ont pas passé suffisamment de temps avec leur femme. Les femmes ont également exprimé ce regret, mais comme la plupart étaient issues d’une génération plus âgée, nombreuses d’entre elles n’ont pas été "soutien de famille". Tous les hommes regrettent d’avoir passé autant de temps dans leur vie à travailler".

    3 - J’aurais aimé avoir le courage d’exprimer mes sentiments

    "Beaucoup de gens refoulent leurs sentiments afin de maintenir l’entente et la paix avec les autres. En conséquence, ils se sont installés dans une existence médiocre et n’ont jamais pu devenir ce qu’ils auraient aimé être. Beaucoup de maladies sont développées ou entretenues par l’amertume qui habite les patients".

    4 - J’aurais aimé rester en contact avec mes amis

    "Souvent, ils se rendent compte trop tard qu’ils auraient pu profiter du soutien de leurs vieux amis dans les dernières semaines avant leur mort, mais il n’est jamais facile de les retrouver. Les gens sont tellement absorbés par leur propre vie qu’ils mettent de côté au fil des années des amitiés précieuses. Beaucoup regrettent de ne pas avoir fait assez d’effort et passé assez de temps pour les préserver. Les patients pensent souvent à leurs amis lorsqu’ils sont en train de mourir".

    5 - J’aurais aimé chercher à être plus heureux


    "C’est un regret surprenant qu’ils avaient presque tous en commun. Beaucoup d’entre eux ne s’étaient pas rendus compte que le bonheur peut-être un choix. Ils sont restés coincés dans de vieux schémas et habitudes. Le soi-disant "confort" dans lequel ils étaient installés les a empêchés d’envisager les choses autrement, tétanisés dans leurs vies par la peur du changement".



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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par bulleOcéan le Ven 23 Jan 2015 - 17:17

    Sur le même sujet  en fouillant sur google

    J'ai trouvé aussi   cela
    http://www.abzen.eu/nl/enseignement/16-enseignements/216-vie-et-mort-accompagnement-des-personnes-en-fin-de-vie
    dont les textes détaillés sont:


    1)  Roland Yuno Rech
    http://www.abzen.eu/fr/enseignement/seminaires/65-accompagnement-aux-mourants/215-introduction-au-seminaire-par-roland-yuno-rech

    2) Olivier Rabary, dojo de Nice, France
    http://www.abzen.eu/fr/enseignement/seminaires/65-accompagnement-aux-mourants/218-traitement-de-la-douleur

    3) Nelly Tereszkiewicz, dojo du Castellet, France
    http://www.abzen.eu/fr/enseignement/seminaires/65-accompagnement-aux-mourants/178-la-fin-de-vie

    4)  Frauke Bleßmann, dojo de Cologne, Allemagne
    http://www.abzen.eu/fr/enseignement/seminaires/65-accompagnement-aux-mourants/207-mujo-limpermanence-et-la-confrontation-avec-la-limitation-de-la-vie-lors-de-linformation-sur-le-diagnostic-dune-maladie-incurable

    5)  Claus Bockbreder, dojo de Melle, Allemagne
    http://www.abzen.eu/fr/enseignement/seminaires/65-accompagnement-aux-mourants/208-experience-de-soins-palliatifs-ambulants-et-dun-medecin-generaliste-de-village

    6)  Heike Gründken, dojo de Werne, Allemagne
    http://www.abzen.eu/fr/enseignement/seminaires/65-accompagnement-aux-mourants/217-accompagnement-denfants-atteints-de-maladie-incurable-et-soutien-a-leur-famille

    7) Michel Ayguesparsse, dojo de Bâle, Suisse
    http://www.abzen.eu/fr/enseignement/seminaires/65-accompagnement-aux-mourants/209-pratique-dans-un-centre-de-fin-de-vie

    8 ) Pascal Bratheau, dojo de Neuilly, France
    http://www.abzen.eu/fr/enseignement/seminaires/65-accompagnement-aux-mourants/194-propos-sur-laccompagnement-des-personnes-malades


    Par ailleurs j'ai déjà fait la lecture d'un même document provenant de la sangha de Kosen
    Là je le retrouve pas pour l'instant


    Ce serait bien de réunir de tout part  dans ce post  les discussions , réflexions qui ont eu lieu sur ce sujet


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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Yudo, maître zen le Ven 23 Jan 2015 - 19:31

    bulleOcean a écrit:Sur le même sujet  en fouillant sur google

    Par ailleurs j'ai déjà fait la lecture d'un même document provenant de la sangha de Kosen

    Smile

    DU sangha de Kosen
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Kaïkan le Ven 23 Jan 2015 - 23:07


    La fin de vie c'est très étonnant. Ma mère dont l’anniversaire du décès est dans deux jours, ne me reconnaissait quasiment pas les dernières années. Elle savait que j'étais quelqu'un d'important à cause du crâne rasé, mais elle ne savait pas qui j'étais et me donnait souvent un autre prénom. Et puis parfois il y avait une lueur et pendant quelques instants le courant passait à nouveau et là je retrouvais ma mère comme avant mais ça ne durait que quelques minutes.
    Elle s'est éteinte à quatre-vingt-quinze ans tout doucement...




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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Frédérique le Sam 24 Jan 2015 - 0:44

    Bonsoir,

    Je suis allée voir sur le lien mis par Kaikan concernant "le livre tibétain des morts", donc en considérant la réincarnation, il est mentionné six états de réincarnation:
    déité, déité inférieure, humain, animal, esprit avide, esprit torturé.

    Première question : déité serait-elle considérée comme le meilleur état ?
    une réincarnation en animal domestique dans la meilleure des familles possibles ne pourrait-elle pas être plus reposante qu'une réincarnation humaine dans la pire des familles possibles ?

    Deuxième question : esprit avide et esprit torturé, réincarnations non corporelles ?

    Troisième question : Qu'en est-il du végétal ?

    Quatrième question : animal, humain, déité sont "Le Corps", auquel s'ajoute "L' Esprit" (tordu ou serein) ?
    (ZAZEN pour tous alors !!!)  

    Pour conclure la source wiki n'est pas citée à ce niveau, peut-être pour cela qu'il y a un flou.
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par gigi le Sam 24 Jan 2015 - 1:34

    Frédérique dit:

    Première question : déité serait-elle considérée comme le meilleur état ?

    gigi dit:

    Aucune de ces options ne sont intéressantes les déités ou dévas sont mortels et soumis à la dégradations et à la mort même si ils ont une vie plus longue, le Bouddha nous Enseigne autre chose :

    Le but ultime est de se libérer du Samsara, les déités en font toujours partie  Smile

    nibbana (en pali et nirvana en sanscrit) , le but ultime de tout Bouddhiste?

    " Ô moines, il y a un lieu où il y a ni terre, ni eau, ni feu, ni air. Ce n'est pas le lieu de l'infinité de l'espace, ni de l'infinité de la conscience, ni du non-être, ni ne lieu où il n'y a ni représentation ni non-représentation. Ce n'est ni ce monde-ci, ni ce monde-là, ni la lune, ni le soleil. Je l'appelle, ô moines, ni un "venir", ni "un aller", ni un "être debout", ni un "disparaître", ni un "naître". C'est quelque chose sans support, ni début, ni fondement. C'est précisément la fin de la souffrance.

    Il y a, ô moines, un non-né, un non-devenu, un non-fabriqué, un non-produit. Si, ô moines, ce non-né, ce non-devenu, ce non-fabriqué, ce non-produit n'existait pas, il n'y aurait pas d'issue pour le né, le devenu, le fabriqué, le produit. Mais, ô moines, parce qu'il y a un non-né, un non-devenu, un non-fabriqué, un non-produit, il y a aussi une issue pour le né, le devenu, le fabriqué, le produit.

    Pour ce qui est dépendant d'un autre il y a mouvement. Pour ce qui n'est pas dépendant d'un autre, il n' y a pas de mouvement. Là où il n' y a pas de mouvement, il y a sérénité, là où il y a sérénité, il n'y a pas d'appétits; là où il n'y a pas d'appétits, il n'y a ni aller, ni venir; là où il n'y a ni aller, ni venir, il n'y a ni mourir, ni renaître; là où il n'y a ni mourir, ni renaître, il n' y a ni en-deçà, ni au-delà, ni entre-deux. C'est cela, la fin de la souffrance ".


    http://bica-vipassana.blogspot.ca/2007/07/nibbna.html

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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par bulleOcéan le Sam 24 Jan 2015 - 5:34

    Yudo, maître zen a écrit:
    bulleOcean a écrit:Sur le même sujet  en fouillant sur google

    Par ailleurs j'ai déjà fait la lecture d'un même document provenant de la sangha de Kosen

    Smile

    DU sangha de Kosen

    Bonjour Yudo

    Pourquoi tu dis DU ?!
    Tout le monde semble bien utiliser sangha avec "de la.. " !!

    Smile
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par zanshin le Sam 24 Jan 2015 - 8:42

    tao

    Oui c'est une erreur commise par beaucoup et surtout dans l'AZI. (aussi chez Kosen je crois) tirer la langue
    C'est LE Sangha : le corps de tous les moines qui ne fait qu'un seul corps, celui du disciple de Bouddha qui lui enseigne le Dharma.
    Les trois joyaux (Bouddha - Dharma - Sangha) sont donc du genre masculin. (du point de vue de l'orthographe) japonais


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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par bulleOcéan le Sam 24 Jan 2015 - 16:00

    zanshin a écrit:tao

    Oui c'est une erreur commise par beaucoup et surtout dans l'AZI. (aussi chez Kosen je crois) tirer la langue
    C'est LE Sangha : le corps de tous les moines qui ne fait qu'un seul corps, celui du disciple de Bouddha qui lui enseigne le Dharma.
    Les trois joyaux (Bouddha - Dharma - Sangha) sont donc du genre masculin. (du point de vue de l'orthographe) japonais


    Ah ok merci pour cette information zanshin et yudo
    Il arrive cependant comme dans toute langue, qui sont par nature en constante mouvance comme toute chose, que l'usage (populaire) permet les deux genres.
    À mon avis , pour cette raison, ils sont utilisables tous les deux
    J'ai toujours pris ce mot dans le sens de ... communauté... des pratiquants.
    De là le LA  lol

    Wink
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Yudo, maître zen le Sam 24 Jan 2015 - 16:22

    Oui, c'est ça. Et donc, de façon arbitraire, si je décide de dire LA monastère (après tout, cela finit bien en E, non?) cela pourrait aller aussi?

    Cela me rappelle l'époque où j'avais fait observer que le 薩 (さつ - satsu) dans le "Kanjizaï bosatsu gyô etc." du Sûtra n'aurait pas dû empiéter sur la prononciation du 行 (ぎょう - gyô). Je pense que chez Kôsen il font encore comme cela. Or Gyô signifie "la pratique" et le -tsu de satsu est une muette! D'ailleurs, plusieurs translittérations en donnent sa (kanjizai bosa gyô).

    Je m'étais fait engueuler, comme quoi je voulais changer les traditions et autres sottises. Finalement, l'AZI a modifié à la demande de la Sôtôshu. Mais pour cela, il a fallu l'affaire Butsudo!!!

    Il était quand même ironique (et sans doute aussi révélateur que le deshimarisme fasse passer la pratique à la trappe!


    Dernière édition par Yudo, maître zen le Sam 24 Jan 2015 - 16:33, édité 1 fois
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par bulleOcéan le Sam 24 Jan 2015 - 16:32

    Yudo, maître zen a écrit:Oui, c'est ça. Et donc, de façon arbitraire, si je décide de dire LA monastère (après tout, cela finit bien en E, non?) cela pourrait aller aussi?


    lol Yudo

    Évidemment il y a des règles d'usage et on les utilise.
    Mais quand l'arbitraire devient populaire , il devient usage
    Du moins ici au Québec, depuis 5 ans,   une bonne partie de ce que j'ai appris dans ma jeunesse jadis des fautes d'orthographe ,  sont devenus des usages acceptés  par  l'Office québécois de la langue française.
    lol
    Wink

    ceci dit j'utilise ce mot et que rarement depuis 2 ans alors , je suis néophyte lol


    Dernière édition par bulleOcean le Sam 24 Jan 2015 - 16:35, édité 1 fois
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Yudo, maître zen le Sam 24 Jan 2015 - 16:34

    bulleOcean a écrit:
    Yudo, maître zen a écrit:Oui, c'est ça. Et donc, de façon arbitraire, si je décide de dire LA monastère (après tout, cela finit bien en E, non?) cela pourrait aller aussi?


    lol Yudo

    Évidemment il y a des règles d'usage et on les utilise.
    Mais quand l'arbitraire devient populaire , il devient usage
    Du moins ici au Québec, depuis 5 ans,   une bonne partie de ce que j'ai appris dans ma jeunesse jadis des fautes d'orthographe ,  sont devenus des usages acceptés  par l'office de la  langue au Québec.
    lol
    Wink

    Comme quoi, moi, mes frères et mes soeurs et mes confrères du Collège ont été les derniers à apprendre à parler et écrire correctement le français au Québec. Pauvre con de Léandre Bergeron...
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par bulleOcéan le Sam 24 Jan 2015 - 17:25

    Bonjour tout le monde

    Bon pour revenir au sujet
    J'ai cherché et encore cherché et  je n'ai pas trouvé la réflexion   faite du coté de Kosen et sa communauté
    Pourtant  je me souviens  bien d'avoir survolé un tel document, résultat d'un séminaire ou conférence.


    Je crois  qu'au delà de toute position, être présent avec amour  près de l'autre pour ses derniers moments est le plus important.

    Au Québec nous avons de trop peu nombreuses maisons d'accompagnements de fin de vie ( mais fait uniquement pour les cas de cancer) à but non lucratif  où la seule raison d'être est:
    "de soulager et d’accompagner, dans la dernière étape de leur vie, des personnes atteintes de cancer recherchant une meilleure qualité de vie"

    J'ai eu l'occasion de constater , dans ce genre d'endroit, combien une amie a vécu avec une grande sérénité et paix ses dernières semaines entourée de ses proches et de plein de personnes bénévoles attentionnées  agissant avec le coeur.


    En passant
    Une pensée d'avance  pour  Kaïkan à l'occasion de l’anniversaire du décès de sa mère demain
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par Yudo, maître zen le Sam 24 Jan 2015 - 17:35

    En fait, le Québec est bien plus en avance là-dessus que la France. Ma mère est décédée en 1990 à la maison Michel Sarrazin, à Québec, et il s'agit d'un lieu superbe, même si, dans son cas, elle n'était guère en mesure d'en profiter.

    Ici, lorsqu'il y a des unités de soins palliatifs, elles sont trop souvent comprises comme, malgré tout, des lieux hospitaliers d'où le patient pourrait réchapper, avec donc, une tendance à l'acharnement thérapeutique. C'est, en tout cas, le cas à la clinique mutualiste de la Grande Motte.

    Le fait que l'unité ne soit pas séparée du reste de la clinique, et que le personnel ne soit pas spécifiquement formé, et qu'il n'y ait pas la place pour les volontaires et les associations, ne contribue pas à un accompagnement apaisé à la mort.
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    Re: Accompagnement bouddhiste à la fin de la vie

    Message par bulleOcéan le Sam 24 Jan 2015 - 17:38

    Yudo, maître zen a écrit:En fait, le Québec est bien plus en avance là-dessus que la France. Ma mère est décédée en 1990 à la maison Michel Sarrazin, à Québec, et il s'agit d'un lieu superbe, même si, dans son cas, elle n'était guère en mesure d'en profiter.
    .


    Oui Yudo que c'est beau pour ses derniers instants de vie
    C'était là aussi mon amie .

    http://michel-sarrazin.ca/





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