Zen et nous

Le zen, sa pratique, ses textes, la méditation, le bouddhisme, zazen, mu


    Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par steffzen le Ven 26 Juin 2009 - 14:23

    C'est quoi ces 5 rangs ou étapes ?
    Sakiamuni ne dit pas ça apparement, je ne connais pas de zen qui enseigne l'éveil graduel et encore moins reposant sur l'effort ou l'ancienneté
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par phi le Ven 26 Juin 2009 - 15:07

    Huanshen a écrit:Le problème, c'est la déformation systèmatique de la pensée très profonde de Dogen.

    Exemples
    typiques: "le Zen c'est Zazen", "Zazen est l'Eveil", "il n'y a pas
    d'éveil spécial dans le Zen" (la dernière du "Patriarche" Kosen).


    le probleme c'est la simplification des mots, beaucoup de gens sur le net, tombe la dedans (dont moi)


    Ce ne sont pas les mots qui sont limités, mais le plus souvent nous, qui ne savont pas y voir toute l'ouverture, on reduit le sens a ce qu'ob aenvie de voir, ce qui nous arrange.

    Quand à Kosen, en te faisant dire toute ces paroles salissantes, il te prouve que t'as encore beaucoup de travaille, (tout comme moi d'ailleurs).


    Dernière édition par phi le Ven 26 Juin 2009 - 15:13, édité 2 fois
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par phi le Ven 26 Juin 2009 - 15:09

    steffzen a écrit:C'est quoi ces 5 rangs ou étapes ?
    Sakiamuni ne dit pas ça apparement, je ne connais pas de zen qui enseigne l'éveil graduel et encore moins reposant sur l'effort ou l'ancienneté


    faudrait qu'on regarde ce qu'en dit Kosen, lol :

    http://www.editions-du-relie.com/Les-cinq-degres-de-l-eveil?var_recherche=kosen
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par steffzen le Ven 26 Juin 2009 - 15:18

    Y a pas de dégré, de cumul ou de mérite, soit on s'éveil soit non.
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Invité le Ven 26 Juin 2009 - 15:45

    Je n'ai jamais dit que je suivais l'AZI,

    Non, mais tu précises bien, dans ton site, que tu as pris refuge auprès d'un "maître" qui en faisait partie.

    S'attacher à suivre un maitre qui doit forcément avoir optenu la
    garentie de sa lignée (en passant toutes les étapes lol), c'est
    s'attacher et donc passer à coté

    Il ne s'agissait pas, pour moi, de s'attacher à un maître mais d'avoir la garantie que ce maître enseigne bien le Dharma tel qu'il est enseigné depuis Bodhidharma au moins et non quelqu'un qui paraphraserait Dogen à chaque demi phrase sans vraiment avoir suivi le cursus de Dogen, c'est à dire entreprendre ce qu'il a entrepris jusqu'à l'éveil.

    Je dis donc qu'on ne peut prétendre faire du zen si on n'a pas reçu l'enseignement d'un maître zen authentique et, jusqu'à preuve du contraire, ne peut désigner un maître authentique que celui qui l'est déjà par une transmission millénaire.

    Je me fou de savoir qui a une transmission authentique ou
    pas, de qui est bouddha ou pas, ce qui compte c'est la pratique comme
    le dit donc Dogen et la vraie pratique ce n'est pas zazen ni les koans,
    c'est l'éveil et c'est tout.

    Que tu t'en foutes, c'est une chose et ça te regarde. Je constate, néanmoins, comme l'ensemble des personnes qui se rattachent à la lignée de Dogen, que tu paraphrases Dogen pour avancer une phrase "zen". Comme quoi, quand on chasse le maître, il revient au galop.

    Ce qui compte, c'est la Sanga, que ce soit à la falaise verte ou à la Gendronnière[....]Que l'on fasse zazen ou non, tant qu'on ne s'éveil pas, ce n'est pas la pratique.[....]Pas besoin de connaitre le gout du chocolat pour en offrir et ce n'est qu'à celui qui le mange d'en faire l'expérience !

    Ah ?.. Je suis donc surpris d'apprendre que ce qui compte pour toi, c'est le sangha, c'est à dire 99.9 % de personnes qui ne pratiquent pas pour n'avoir pas (encore) atteint l'éveil. Mais, bon, si c'est pour manger du chocolat, je te comprends Very Happy

    "Le zen c'est zazen" ! au moins la formule fait mouche...

    Ça, je veux bien en convenir... vu le nombre d'adeptes qui a suivi l'école de Deshimaru plutôt que celle de Jyoji. Wink
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Huanshen le Ven 26 Juin 2009 - 16:23

    Les Cinq Rangs constituent l’élément central de l’enseignement de l’Ecole Caodong/Soto. Le Shobogenzo de Dogen n’est autre qu’un commentaire de plus de 300 koans sous l’angle des Cinq Rangs.

    Même Hakuin, figure emblématique de l’école rivale Rinzai/Linji, considérait le mérite de la pratique des Cinq Rangs inestimable:

    « Qu'il est inestimable le mérite obtenu par la pratique pas-à-pas des Cinq Rangs de l'Apparent et du Réel! Par cette pratique, on n'atteint pas seulement les Quatre Sagesses, mais on prouve personnellement que les Trois Corps sont également totalement inclus dans le nôtre propre. N'avez-vous pas lu dans le Daijo shogongyo ron: "Lorsque les huit consciences sont renversées, les Quatre Sagesses sont produites; lorsque les Quatre Sagesses sont liées ensemble, on perfectionne les Trois Corps"? » (Keiso dokuzui, Hakuin Zenji).

    Le bouddhisme Mahayana considère qu’il faut non seulement réaliser le Dharmakaya, mais également le Sambhogakaya et le Nirmanakaya, d’où un éveil par étapes successives fondé sur l’éveil originel.

    J’espère que le Patriarche Kosen nous explique comment réaliser la perfection des trois corps du Bouddha dans son nouveau best-seller.
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par steffzen le Ven 26 Juin 2009 - 17:42

    Trop compliqué pour moi que de réaliser tout cela Wink
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Fa le Ven 26 Juin 2009 - 18:06

    on n'atteint pas seulement les Quatre Sagesses

    1/Le connaître du miroir parfait.
    2/Le connaître d'égalité.
    3/Le connaître de différentiation.
    4/La perfection de l'action.
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Invité le Ven 26 Juin 2009 - 18:25

    A propos d'Hakuin, voici une de ses recommandations, après qu'il ait reçu un laïc, du nom de Yamanashi, et l'ait "testé" (désolé pour steffzen, mais c'est la méthode habituelle pour vérifier l'authenticité de l'éveil).
    Hakuin a écrit:Ce Yamanashi parvint à cette "chose si importante" en ne souffrant qu'une seule nuit ou deux. Il ne m'a jamais été possible de retrouver un tel exemple dans l'histoire des moines zen. Cela s'est réellement passé au cours de la nuit du 21 mais dernier (année non précisée). Je ne cesserai de répéter que rien n'est plus important qu'avancer vite dès les premiers pas. Si vous n'apportez que peu d'effort à vos exercices en n'y pensant que de temps en temps, même si vous faites cela pendant trente ou quarante ans, il est impossible d'envisager même de "voir en votre propre Essence". Au fur et à mesure que les jours et les mois passent, on se fatigue de plus en plus et il est impossible de venir à bout des illusions et des passions. Et puis l'on finira en faisant des litanies au nom du Bouddha, en égrenant des chapelets et en sanglotant. Alors, vos exercices ne pourront même pas servir de remède à vos dents carriées. A moins de faire un effort pour avancer, jusqu'à la coupure de respiration, même deux ou trois fois, jusqu'à ne plus savoir si l'on est en vie ou bien mort, nul ne pourra acquérir de force dans la Voie.

    Ceux qui m'ont écouté raconter cette histoire de Yamanashi auront reçu un coup de fouet énergétique, qu'ils soient moines ou laïcs et auront dix fois plus de courage que les autres jours.

    Cette histoire de Yamanashi montre deux choses : 1) il est possible d'atteindre l'éveil en deux nuits, sans préparation d'aucune sorte et 2) L'éveil fut garanti par Hakuin car Yamanashi avait besoin d'être testé pour valider ce qu'il avait réalisé. Ce qui montre, si besoin était, l'importance du maître quand on s'engage sur une voie telle que le zen.

    Certains s'imaginent qu'une fois qu'on est éveillé, on n'a besoin de personne pour garantir cet éveil. En fait Yamanashi avait bien préssenti qu'il avait touché quelque chose de fondamental mais un doute subsistait quant à l'authenticité de ce qu'il avait touché. On peut, en effet, en toute bonne foi, s'illusionner facilement sur ce sujet.
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Jabba the dégonflé ! le Ven 26 Juin 2009 - 19:42

    une comparaison audacieuse et provocatrice me vient : et si le zen devenait au bouddhisme ce que l'islam est devenu au monothéisme !
    On peut faire un parallèle entre le lien direct à Dieu dans l'islam en court-circuitant toute forme d'incarnation structurelle (clergé) et humaine (Jésus) et le lien direct à l'éveil dans le zen en court-circuitant aussi la lignée authentique (comme chez les tibétains par ex) et le chemin des bodhisatvas ("l'éveil c'est Zazen" ?!!).
    Avec cette comparaison, on comprend mieux les travers actuels du Zen quand on voit ce qu'est devenu l'Islam avec tous ces imams charlatans et autoproclamés , et l'interprétation particulière à chacun des textes .
    Bonne continuation dans votre discussion cyclops
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par steffzen le Ven 26 Juin 2009 - 20:42

    Oui, quand l'expérience est faite, il faut qu'elle soit approuvée car seul on ne peut juger de la véracité de l'expérience mais cette confirmation peut être faite subtilement et pas forcément par un maitre garanti par sa lignée, un éveillé peut suffir.
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Huanshen le Ven 26 Juin 2009 - 21:22

    steffzen a écrit:Oui, quand l'expérience est faite, il faut qu'elle soit approuvée car seul on ne peut juger de la véracité de l'expérience mais cette confirmation peut être faite subtilement et pas forcément par un maitre garanti par sa lignée, un éveillé peut suffir.

    Une autre méthode traditionnelle consiste à tester son éveil par la lecture des soutras. C'est l'usage originel du Lankavatara Soutra dans le Zen des premiers patriarches. Si le soutra n'est pas parfaitement clair, on se remet au travail. Par la suite, les koans ont joué ce rôle ainsi que le Rinkai Roku (Linji Lu) dans l'école Rinzai.

    A titre d'exemple, Nan huai-chin a testé son éveil face à l'ensemble du Tripitaka chinois lu d'une traite dans une grotte. Il a pas la suite obtenu la confirmation d'un Tulku Kagyu du Sichuan ainsi que deux ou trois maîtres Zen.
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par steffzen le Ven 26 Juin 2009 - 22:40

    Cool, je peux croire à ça Very Happy Il faut se mètre au japonais, au tibétain ou au sanscrit alors...
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Invité le Sam 27 Juin 2009 - 10:51

    Concernant l'histoire de Yamanashi, voici comment il est venu trouver Hakuin et quels kôans, ce dernier, lui a soumis :

    Yamanashi : "Plein de joie, je suis venu de loin pour vous saluer et suis incapable de trouver un mot d'explication. En route, j'ai traversé le col de Satta en palanquin et, en voyant l'horizon sans fin de l'océan, pour la première fois j'ai compris que les herbes, les arbres, les provinces et la terre sont tous devenus Bouddhas. Je vous prie, mon Maître, de bien vouloir examiner mon cas.

    Hakuin lui soumet alors les kôans suivants :
    1) "Maintenant, où se trouve le Bouddha ?"

    2) Hakuin frappa dans ses mains et demanda en levant une main :"Lorsque nous frappons nos deux mains, nous entendons un son. Pouvez-vous entendre le son d'une seule main ?

    3) "Nous sommes à la saison des pluies. Comment pourrez-vous arrêter cette pluie fine jusqu'à sa dernière goutte ?"

    Yamanashi fut heureux que Hakuin validât ses réponses. Il alla trouver la nonne Esho (disciple de Hakuin) pour lui rapporter cette histoire.
    La nonne lui dit "Cher laïc, ne vous contentez pas de peu ! Je suis déjà vieille et ne puis me lever sans l'aide de quelqu'un. Je vous prie de bien vouloir me lever, cher laïc, sans même bouger une seule de vos mains".
    Yamanashi fut troublé par la demande de la nonne et marqua un instant d'hésitation. Déprimé, il retourna auprès de Hakuin, suivi de la nonne. Puis, tandis que Hakuin et la nonne louèrent les qualité du laïc, Yamanashi s'interposa et dit "Je suis tombé la dernière fois par erreur, je vous prie, ma soeur, de bien vouloir m'interroger encore une fois.

    4) La nonne :"Cher laïc, sans bouger une seule main, aidez-moi à me lever"
    Yamanashi donna alors la bonne réponse.

    5) Enfin Hakuin lui soumis le kôan suivant "Tous les phénomènes reviennent à Un, mais où revient l'Un ?"

    L'usage des kôans dans le zen était donc chose courante et on peut dire, avec D.T. Suzuki dans "essais sur le bouddhisme zen" que ce sont les kôans qui ont sauvé le zen de la dérive qui consistait à s'abîmer en samadhi durant zazen. Les kôans sont toujours en usage aujourd'hui dans le zen rinzaï. Quand on s'inscrit dans cette lignée (c'est mon cas), je ne vois pas comment on pourrait faire l'impasse de cet aspect des choses.
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par steffzen le Sam 27 Juin 2009 - 11:16

    A en voir cela, j'imagine en fait que les Koans à la base sont simplement des petites rétorquations très directes que les maitres pouvaient faire spontanément à leur disciples pour les secouer un peu. Ainsi n'importe quelle réplique pertinente et directe est en soi un Koan si elle montre directement la Voie. Je parts du principe que les Koans doivent êtres adaptés aux capacités présentes du disciple et qu'il peut donc y en avoir autant que de répliques pertinentes de maitres face à chaque disciple selon son niveau de compréhention. J'adhère à 100% à cette pratique si elle est telle puisque c'est finalement la fonction du maitre mais ce qui me désole c'est de mètre des Koans à des niveaux ou paliers différents comme s'il devait y avoir progression. Pour moi un bon Koan doit montrer la Voie directement et même s'ils sont différents par la forme selon l'état des disciples, aucun ne doit être plus puissant ou plus proffond qu'un autre. En gros il n'y a qu'un unique Koan qui simplement s'adapte aux circonstences par la vigilence du maitre.
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Fa le Sam 27 Juin 2009 - 12:24

    L'important n'est pas le koan, en lui-même,
    mais ce qu'il permet de réaliser.

    D'où vient la réponse à un koan ?
    D'où vient la Satori ? le Ha ... sunny

    Il ne vient pas de la pensée...
    En se familiarisant avec cette capacité,
    On réalise, la sagesse du parfait miroir...
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Invité le Sam 27 Juin 2009 - 13:01

    A en voir cela, j'imagine en fait que les Koans à la base sont
    simplement des petites rétorquations très directes que les maitres
    pouvaient faire spontanément à leur disciples pour les secouer un peu.
    Ainsi n'importe quelle réplique pertinente et directe est en soi un
    Koan si elle montre directement la Voie. Je parts du principe que les
    Koans doivent êtres adaptés aux capacités présentes du disciple et
    qu'il peut donc y en avoir autant que de répliques pertinentes de
    maitres face à chaque disciple selon son niveau de compréhention.

    Je ne vais pas faire un développement sur les kôans et renvoie à l'étude de "essais sur le bouddhisme zen" de D.T. Suzuki, en particulier le tome II, puisque c'est le sujet du thread.

    Sinon, non, bien sûr, les kôans ne sont pas des "rétorquations" (faudra que tu m'expliques ce que tu entends exactement par ce néologisme) que les maîtres pouvaient faire spontanément à leurs disciples pour "les secouer un peu". Les kôans sont des "moyens habiles" pour mettre l'esprit de l'élève (ou du disciple) en contact direct avec sa vraie nature. Il manquait au zen (et aux zenistes en particulier) cette détermination, cet esprit d'investigation (doute massif) pour pénétrer le coeur de l'esprit. Ils sont aussi un moyen de "mettre à l'épreuve" le disciple pour vérifier sa compréhension du zen. Mais ce n'est que le 1er pas, car le kôan est un véritable mystère en soi. Le kôan "Mu" a nécessité pas moins de 6 années de pratique intensive à celui (Mumon) qui l'a introduit dans le "Mumonkan".


    Dernière édition par khât ! le Sam 27 Juin 2009 - 16:47, édité 1 fois
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Fa le Sam 27 Juin 2009 - 14:49

    Le koan est comme un caillou qu'on jette dans une mare transparente...
    Le caillou produit des ondes et révèle par la même la nature, de son milieu de propagation.
    Le caillou permet de vérifier l'existence et la nature de la mare.

    Le koan est un caillou, et ne se confond pas avec la vase des pensés discursives, pourquoi ?

    Parce que la pensée discursive, ne peut s'en saisir...
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Fred le Sam 27 Juin 2009 - 16:32

    Excellant !
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Fred le Sam 27 Juin 2009 - 16:42

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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par steffzen le Sam 27 Juin 2009 - 16:54

    heureusement, ce n'est q'un pouce ! lol!
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Invité le Sam 27 Juin 2009 - 19:07

    D.T. Suzuki, dans le tome II des essais sur le bouddhisme zen a écrit:Dans les premiers temps du bouddhisme zen en Chine, il y avait assez d'esprits originaux cherchant une expérience de première main et qui n'abandonnèrent jamais leur aventure hazardeuse dans les terres inconnues du mysticisme zen. Les maîtres, à cette époque, n'avaient pas de système spécial pour les conduire à l'expérience finale ; ils leur donnaient seulement quelques indications, par des gestes ou des paroles qui, étant tout à fait insaisissables, rebutaient plutôt qu'ils n'attiraient les chercheurs de vérité. La voie était semée de chardons et de ronces et non de fleurs, et ils couraient de grands risques en s'y aventurant. Il était donc naturel qu'entre les nombreux disciples qui s'assemblaient autour d'un maître, il n'y en eût que quelques-uns qui atteignirent le satori. Sur cinq cents ou mille élèves qui, dit-on, vinrent dans un monastère des montagnes dirigé par un maître pleinement qualifié, il n'y en eut pas dix dont les yeux s'ouvrirent aux mystères du zen. Le zen était une forme aristocratique du bouddhisme. Son idéal était de produire un seul grand esprit magistral, dominant de haut l'ordinaire, plutôt que de nombreuses médiocrités. Les maîtres faisaient donc la voie aussi abrupte et aussi orageuse que possible, de sorte que seuls les coeurs à toute épreuve pouvaient la gravir jusqu'au sommet. Cela, bien entendu, n'était pas intentionnel de leur part ; ils n'avaient pas l'intention maligne ou égoïste de garder le trésor pour eux ; ils désiraient naturellement voir leur enseignement embrassé par le plus grand nombre possible de leurs semblables, ils ne semblaient jamais lassés de le protéger, mais ils voulaient être fidèles à leur vision, ils ne pouvaient pas s'abaisser pour plaire au goût populaire, renoncer à leur vocation pour le simple renom et une approbation vulgaire. King-t'sen de Tchang-cha avait coutume de dire "Si j'allais démontrer les vérités du zen sous son aspect absolu, on verrait les mauvaises herbes envahir la cour d'entrée de mon monastère".
    D'autre part, le monde est généralement rempli d'imitateurs, de contrefacteurs, de revendeurs d'occasions, non seulement dans le monde commercial, mais aussi dans le monde religieux. Peut-être plus encore ce dernier car il est moins facile de distinguer l'authentique du faux [...] ils (les maîtres) ne pouvaient rester tranquillement assis dans leurs retraites des montagnes et regarder décliner l'esprit du zen. Il ne manquait pas d'imitateurs qui avalaient la littérature et laissaient l'esprit. De plus, depuis Hui Neng (le 6ème patriarche), la littérature zen n'avait cessé de croître et la manière dont le zen s'exprimait était devenue plus délicate, subtile et variée. Peu à peu la seule école de Hui Neng se divisa en plusieurs branches, de sorte qu'au début de la dynastie Soung, c'est à dire au XIème siècle, il y en avait cinq qui florissaient. Le temps approchait rapidement où les maîtres zen ne pourraient plus se contenter d'attendre en laissant la conscience zen se développer d'elle-même. Ils reconnurent le besoin d'un système propre à accélérer son développement, et à en assurer une saine propagation et une prospérité continue. Ils pensèrent qu'il était de leur devoir de veiller à ce que l'expérience zen fût efficacement transmise de maîtres à disciple sans interruption. [..]
    Mais il n'y avait rien de systématique, ni de la part du maître ni de celle de l'élève, dans la manière de poursuivre l'étude du zen. Une des questions qui était le plus fréquemment posées par les novices concernait la raison de la venue de Bodhdharma en Chine.[..]

    A côté de ces adeptes de bonne foi, il y avait beaucoup de philosophes bouddhistes, surtout dans les premiers jours du zen sous les T'ang, qui, partiaux envers leurs propres systèmes philosophiques, étaient souvent en controverse avec les maîtres zen.[...]

    Il y eut pendant cette longue période (depuis Bodhidharma jusqu'à trois siècles après Hui Neng) un authentique développement de la conscience zen parmi les disciples mais, en même temps, ici comme ailleurs, certaine tendance se manifestait à abstraire l'expérience zen en conceptualisme. Si cette tendance avait pu se développer librement, l'expérience authentique aurait pu disparaître complètement et toute la littérature du zen, consistant surtout en paroles des maîtres, serait devenu inintelligible, soit matière à discussion philosophique. [...]

    Dans l'histoire chinoise du zen, cette période de déclin, peut-on dire, vint avec l'invention de l'exercice du kôan, bien qu'en vérité cette invention fut quelque chose d'inévitable dans l'histoire de la conscience zen.

    Le système du kôan se propose de développer artificiellement, ou systématiquement, dans la conscience des disciples du zen, ce que les anciens maîtres produisaient spontanémant en eux-mêmes. [...] Ainsi, le kôan devint le moyen de conserver l'expérience du zen dans toute son authenticité. [...]Sans cette innovation, le zen serait peut-être mort depuis longtemps

    J'ai relevé ces passages du travail de D.T. Suzuki pour retracer l'histoire de la conscience zen, son déclin et son renouveau grâce à l'exercice du kôan. Quand je lis, sous la plume d'un Nishijima (par exemple), que les kôans ne sont pas "authentiques" dans le bouddhisme, j'en conclus qu'il y a une volonté délibérée de réduire le zen à zazen, en considérant que seul Dôgen aurait "réactualisé" l'esprit zen authentique, mais en faisant bizarrement l'impasse sur le fait que Dôgen fît usage des kôans.
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par steffzen le Sam 27 Juin 2009 - 20:09

    Bon allez, je vais vous faire plaisir, je crois bien que dans le soto de l'azi, si le zen c'est zazen, c'est simplement parcequ'ils ne maitrisent que cela en pensant que c'est le zen ( ça réconforte ). Mais cela n'enlève en rien que je retournerais volontier à la Gendronnière avec grand plaisir même si je n'aime vraiment pas faire zazen. Cela n'enlève en rien tout ce que je dis jusqu'ici à propos des écoles et de "LA" Sanga. J'adhère complètement aux Koans (pas forcément à la pratique actuelle des koans) mais c'est pas pour cela que j'irais à la falaise verte, si j'y vais, c'est avec la meme motivation que quand je vais à la gendronnière; aucune différence.
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par steffzen le Sam 27 Juin 2009 - 20:11

    Pour autant qu'il ne se trompe pas, le bodisattva va là où il présume que le zen n'est pas juste et non pas là où on a plus besoin de lui !
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    Re: Essais sur le bouddhisme zen (D.T. Suzuki)

    Message par Fa le Dim 28 Juin 2009 - 8:44

    eJ cmopernd al riasno ed ovtre pérsneec usr ec ofrmu laosr... Laughing

      La date/heure actuelle est Ven 18 Aoû 2017 - 1:21