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    le Chant du Miroir de Jade du Samãdhi (Tõsan Ryokai)

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    gigi
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    le Chant du Miroir de Jade du Samãdhi (Tõsan Ryokai)

    Message par gigi le Dim 4 Juil 2010 - 17:12

    le Chant du Miroir de Jade
    du Samadhi-- Dongshan
    Liangjie






    L'enseignement de l'ainsité est
    donné directement,

    A travers tous les ancêtres bouddhiques,

    Maintenant qu'il est tien, garde le bien.

    Une portion de neige dans un bol d'argent,

    Ou des hérons cachés dans le reflet de la lune

    Séparés semblent pareils, ensemble sont
    différents.

    Le sens ne peut reposer dans les mots,

    Il s'adapte à ce qui surgit.

    Tremble et tu es pris au piège,

    Manque et tu le regretteras toujours.

    Ne rejette ni ne t'attache aux mots,

    Tous deux sont erronnés; c'est comme une boule de feu,

    Utile mais dangereux. Seulement exprimé

    En beau langage, le miroir ternira.

    C'est à minuit vraiment qu'il est le plus
    brillant

    En plein jour on ne le peut voir.

    C'est le principe qui règle tout,

    Et qui soulage toute souffrance.

    Quoiqu'il n'agisse pas il n'est pas sans mots.

    Dans le miroir le plus précieux,

    La forme rencontre son reflet:

    Tu n'es pas ça, mais c'est tout toi.

    Tout comme un bébé, complet des
    cinq sens,

    Qui ne va ni ne vient, qui ne survient ni ne reste,

    Qui babille et gazouille: discours insensé,

    Sans compréhension, exprimé sans
    clarté.

    Six lignes forment le double trigramme Li ,

    Où principe et apparences interagissent.

    Lignes entassées en trois paires

    Qui se transforment pourtant de cinq façons.

    Comme les cinq saveurs de l'hysope

    Ou les cinq branches du sceptre de diamant,

    La réalité s'harmonise subtilement de
    même que

    Mélodie et rythme ensemble font la musique.

    En pénètrant la racine, en
    mesurant les branches,

    En saisissant les connexions, on trouve enfin la route.

    Se tromper est de bon augure,

    Il n'y a pas contradiction.

    Naturellement pur et profondément subtil,

    Il ne touche ni l'illusion ni l'éveil,

    A tout moment, en toutes conditions, il brille doucement.

    Si fin qu'il ne pénètre aucun
    espace,

    Si grand que ses limites sont incommensurables.

    Mais si tu t'écartes d'un cheveu,

    Toute harmonie se perd dans la discorde.

    Il y a maintenant des écoles subitistes et
    gradualistes

    Avec principes et approches qui suscitent la comparaison.

    Qu'on pénètre le principe, qu'on
    maîtrise l'approche,

    Le véritable constant reste souillé.

    Un cheval attaché, une souris
    figée de peur,

    Au dehors tranquille mais intérieurement agités:

    De compatissants sages les ont libérés par leurs
    enseignements.

    Sans dessus-dessous, les gens prennent le noir pour le
    blanc.

    Lorsque la pensée pervertie s'effondre

    Ils réalisent l'esprit sans même avoir
    essayé.



    Si tu veux suivre l'ancien chemin

    Alors considère les anciens: le Bouddha,

    Pour accomplir la Voie, resta assis pendant dix éons.

    Comme un tigre qui lâche la trace de la proie,

    Comme un cheval à qui manque le fer arrière
    gauche,

    Pour ceux dont l'habileté reste en dessous de la marque

    Un escabeau serti de joyaux et une robe de brocart.

    Pour les autres qui peuvent encore manifester l'étonnement,

    Un chat de maison et une vache

    Yi, l'archer, descendit neuf des dix soleils

    Dans le ciel, sauvant les récoltes de la
    sécheresse,

    Un autre archer touche sa cible à des centaines de pas:

    Cela n'est rien en comparaison de celle

    Où deux flèches se heurent de front en plein vol.

    L'homme de bois se met à chanter,

    La femme de pierre se met à danser,

    On ne peut les connaître par la seule pensée,

    Et les seuls sentiments. Comment analyser alors?

    Le ministre sert toujours son seigneur

    L'enfant obéit à ses parents.

    Ne pas obéir n'est pas filial,

    Ne pas servir est un gaspillage inutile.

    En pratiquant à l'intérieur, en fonctionnant en
    secret,

    En jouant au fou, en ayant l'air stupide,

    Si tu peux seulement persister ainsi,

    Tu verras le seigneur dans le seigneur.






    Traduction de:

    Toshu John Neatrour;

    Sheng-yen;

    Kaz Tanahashihttp://zenmontpellier.voila.net/fr/histoire/5rangs.htmlavec mettagigi



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    Kaïkan
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    Re: le Chant du Miroir de Jade du Samãdhi (Tõsan Ryokai)

    Message par Kaïkan le Dim 4 Sep 2011 - 11:12


    Le chant du Miroir de Jade du samãdhi.



    Par Dongshan Liangjie (Tôzan Ryokai)



    L'enseignement de l'ainsité est donné directement,
    A travers tous les ancêtres bouddhiques,
    Maintenant qu'il est tien, garde le bien.

    Une portion de neige dans un bol d'argent,
    Ou des hérons cachés dans le reflet de la lune
    Séparés semblent pareils, ensemble sont différents.
    Le sens ne peut reposer dans les mots,
    Il s'adapte à ce qui surgit.
    Tremble et tu es pris au piège,
    Manque et tu le regretteras toujours.

    Ne rejette ni ne t'attache aux mots,
    Tous deux sont erronés; c'est comme une boule de feu,
    Utile mais dangereux. Seulement exprimé
    En beau langage, le miroir ternira.

    C'est à minuit vraiment qu'il est le plus brillant
    En plein jour on ne le peut voir.
    C'est le principe qui règle tout,
    Et qui soulage toute souffrance.

    Quoiqu'il n'agisse pas il n'est pas sans mots.
    Dans le miroir le plus précieux,
    La forme rencontre son reflet:
    Tu n'es pas ça, mais c'est tout toi.

    Tout comme un bébé, complet des cinq sens,
    Qui ne va ni ne vient, qui ne survient ni ne reste,
    Qui babille et gazouille: discours insensé,
    Sans compréhension, exprimé sans clarté.

    Six lignes forment le double trigramme Li ,
    Où principe et apparences interagissent.
    Lignes entassées en trois paires
    Qui se transforment pourtant de cinq façons.

    Comme les cinq saveurs de l'hysope
    Ou les cinq branches du sceptre de diamant,
    La réalité s'harmonise subtilement de même que
    Mélodie et rythme ensemble font la musique.

    En pénétrant la racine, en mesurant les branches,
    En saisissant les connexions, on trouve enfin la route.
    Se tromper est de bon augure,
    Il n'y a pas contradiction.

    Naturellement pur et profondément subtil,
    Il ne touche ni l'illusion ni l'éveil,
    A tout moment, en toutes conditions, il brille doucement.

    Si fin qu'il ne pénètre aucun espace,
    Si grand que ses limites sont incommensurables.
    Mais si tu t'écartes d'un cheveu,
    Toute harmonie se perd dans la discorde.

    Il y a maintenant des écoles du subitisme et du gradualisme.
    Avec principes et approches qui suscitent la comparaison.
    Qu'on pénètre le principe, qu'on maîtrise l'approche,
    Le véritable constant reste souillé.

    Un cheval attaché, une souris figée de peur,
    Au dehors tranquille mais intérieurement agités:
    De compatissants sages les ont libérés par leurs enseignements.

    Sans dessus-dessous, les gens prennent le noir pour le blanc.
    Lorsque la pensée pervertie s'effondre
    Ils réalisent l'esprit sans même avoir essayé.

    Si tu veux suivre l'ancien chemin
    Alors considère les anciens: le Bouddha,
    Pour accomplir la Voie, resta assis pendant dix éons.

    Comme un tigre qui lâche la trace de la proie,
    Comme un cheval à qui manque le fer arrière gauche,
    Pour ceux dont l'habileté reste en dessous de la marque
    Un escabeau serti de joyaux et une robe de brocart.
    Pour les autres qui peuvent encore manifester l'étonnement,
    Un chat de maison et une vache
    Yi, l'archer, descendit neuf des dix soleils
    Dans le ciel, sauvant les récoltes de la sécheresse,
    Un autre archer touche sa cible à des centaines de pas:
    Cela n'est rien en comparaison de celle
    Où deux flèches se heurtent de front en plein vol.
    L'homme de bois se met à chanter,
    La femme de pierre se met à danser,
    On ne peut les connaître par la seule pensée,
    Et les seuls sentiments. Comment analyser alors?

    Le ministre sert toujours son seigneur
    L'enfant obéit à ses parents.
    Ne pas obéir n'est pas filial,
    Ne pas servir est un gaspillage inutile.
    En pratiquant à l'intérieur, en fonctionnant en secret,
    En jouant au fou, en ayant l'air stupide,
    Si tu peux seulement persister ainsi,
    Tu verras le seigneur dans le seigneur.

    http://zenmontpellier.voila.net/fr/histoire/5rangs.html
    http://zenmontpellier.voila.net/fr/histoire/histoire.html


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