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    Mâha-Prajñâ-Pâramitâ Hridaya Soûtra

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    gigi
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    Mâha-Prajñâ-Pâramitâ Hridaya Soûtra

    Message par gigi le Jeu 16 Sep 2010 - 23:58

    Mâha-Prajñâ-Pâramitâ Hridaya Soûtra

    vendredi 30 juillet 2010, par Buddhachannel Fr.
    Langues :

    Toutes les versions de cet article : [français] [italiano]

    30.07.2010


    Le Maître Bouddha, étant parvenu à la parfaite Sagesse Suprême, vit que les agrégats, avec lesquels nous essayons de comprendre le Monde

    où nous vivons, sont artificiels et n’ont pas d’existence propre ; ce sont ces artifices, pris pour la réalité, qui sont causes de l’amertume et de la souffrance de tous les Hommes.

    O disciple, la Forme n’est pas différente du Vide, ni le Vide de la Forme. La Forme EST Vacuité. La Vacuité EST Forme. Il en va de même pour les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience.

    O disciple, toutes les choses dans ce monde se résolvent dans la Vacuité, elles ne viennent pas à l’Être, elles ne cessent pas d’Être, elles ne sont ni altérées, ni immaculées, elles n’augmentent ni ne diminuent. Ainsi, dans la Vacuité, il n’y a pas de formes, pas de sensations, de perceptions, de formations mentales, ni de conscience. Pas d’yeux, pas d’oreilles, pas de nez, de langue, de corps ni de mental. Pas de formes, pas de sons, pas d’odeurs, de goûts, de toucher, ni de pensées. Pas non plus de consciences de ces choses depuis l’oeil jusqu’à la conscience mentale. En soi seul, il n’y a ni interdiction, ni permission, ni aucun des douze chaînons, ni mort, ni vieillissement, ni souffrance, ni cause de souffrance, ni science, ni savoir.

    C’est en raison de cette Vacuité non-dualisante, ni artificielle, que les Éveillés, s’appuyant sur cette Sagesse Suprême, sont libérés des obstacles du mental. Comme ils sont libérés de ces attachements mentaux, ils n’ont ni voile, ni crainte. Ils sont libérés de toutes les perturbations et de toutes les illusions et à la fin parviennent à l’Eveil parfait. C’est en appliquant la quintessence de cette Sagesse Suprême que tous les Réalisés des trois Temps réalisent l’Illumination Ultime.

    Partez donc sur la Voie de la Sagesse Suprême avec le grand Verbe d’Incantation, ce Mantra Ultime ! Mantra suscitant la Connaissance, mantra incomparable, insurpassé, développant la faculté de mettre fin à toutes souffrances dans la Vérité sans faille. C’est pourquoi ce mantra qui ouvre la Voie de la Sagesse Suprême doit être prononcé ainsi :

    Teyata - Om - Gaté - Gaté - Pâragaté Pârasamgaté - Bodhi Svâhâ

    Allez, allez au-delà de la saisie immédiate de vos visions dualisantes, découvrez le sens originel et ultime de chaque chose pour accéder à l’éternité de l’Eveil, par la perfection de la Sagesse Suprême

    Cela est ainsi !

    Traduction par Vénérable Shinjin

    http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article18295&lang=fr

    avec metta
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    Re: Mâha-Prajñâ-Pâramitâ Hridaya Soûtra

    Message par Kaïkan le Jeu 29 Déc 2011 - 22:12



    Voici une version moins connue du célèbre Sutra (prononcer Soutra)


    Ce Sutra est récité au moins une fois par jour dans tous les temples bouddhistes.
    Par conséquent aucun pratiquant ne peut ignorer ce Sutra...



    Maha Prajna Paramita Hridaya Sutra


    Soutra du Cœur de l'Infinie Sagesse

    Adapté par le Rév. Shi Chuan Guang

    Note: Existent par dizaines les leçons en pâli et en sanscrit de ce Soutra illustre entre tous, psalmodié chaque jour dans les monastères bouddhiques à travers le monde. Il en existe aussi de nombreuses traductions chinoises, japonaises, anglaises, plus ou moins fidèles à l'une des formes d'origine. Rares sont les versions françaises qui ne viennent de l'anglais.
    Le présent texte a été adapté de la traduction anglaise procurée par Edward Conze, qui fut l'un des meilleurs connaisseurs du Bouddhisme Mahayana.
    Comme tous les Soutras, celui-ci commence par une formule sacramentelle qui comporte l’indication du lieu où il a été prononcé et l'énumération des personnes présentes.
    Le lieu est Rajagaha, sur le Mont Gridhrakuta.
    Tandis que le Bouddha, à l'écart de la foule des assistants, est absorbé en samadhi, se déroule le monologue du Boddhisatva Avalokiteshvara.
    Avalokiteshvara répond à la demande que lui a adressée Saripoutra: Comment un homme ou une femme de bonne volonté peut-il ou peut-elle se livrer à l'étude de la profonde Prajna-Paramita?
    S'agissant ici de fournir une version de ce Soutra apte à être récitée et possiblement rythmée, il a paru licite de passer outre à la partie liminaire, conventionnellement descriptive, et d'aller directement à la partie principale, le discours du Bodhisattva. Si l'on veut dire ce texte, il est recommandé de pratiquer la scansion à quatre temps en vue de quoi il a été écrit.



    TEXTE



    En présence du Bouddha,
    Répondant à Saripoutra,
    Ainsi, parla le Grand Boddhisatva
    Avalokiteshvara.

    Celui qui veut s'abîmer dans le tréfonds de la Prajna-Paramita,
    D'abord, qu'il rejette la pensée de lui-même!
    Qu'il s'interroge: Qu'est-ce qu'une personne?
    Qui est Personne?
    Est ce un être durable?
    Ou ce troupeau d'éléments
    Assemblés
    Qui ne font que passer,
    Nommés les Cinq Skandhas:
    Forme, Sensation, Perception, Discrimination, Conscience?
    Tous vides, vides d'eux-mêmes, vides de substance propre.

    La Forme est la Vacuité,
    Vacuité n'est autre que la Forme,
    La Forme n'est autre que Vacuité.

    Au rien du Vide loge la Sensation.
    Et la Sensation n'est que Vide.

    Au rien du Vide loge la Perception.
    Et la Perception n'est aussi que le Vide.

    Au rien du Vide loge la Discrimination.
    Et la Discrimination n'est aussi que le Vide.

    Au rien du Vide habite la Conscience.
    Et la Conscience n'est encore que Vide.

    Ainsi, Saripoutra,
    Toutes choses n'ont de nature
    Que le Vide;
    Ne commencent
    Ni ne finissent,
    Ni viciées Ni pures,
    Ni parfaites Ni imparfaites.

    Du Vide ne naissent
    Ni Forme,
    Ni Sensation,
    Ni Perception,
    Ni Discrimination,
    Ni la Conscience.
    Dans le Vide, point d'œil, point d'oreille, point de nez,
    Point de langue, point de toucher,
    Point de pensée.
    Point de regard, point de son, point de sentir, point de goût,
    Point de mental, point d'objet, point de savoir, point d'ignorance.
    Point de défaite des objets, point de limite au savoir,
    Et point de fin à l'ignorance.

    Rien ne sont les Quatre Nobles Vérités:
    Point de Souffrance,
    Et point de Cause à la Souffrance;
    Point de Noble Sentier vers la fin de la Souffrance.

    Il N'est point de déclin et point de mort,
    Point d'abolition du déclin et de la mort;
    Point davantage de Connaissance du Nirvana;
    Ni d'atteinte du Nirvana,
    Ni d'exil à jamais du Nirvana,

    Car le Nirvana est Immensité sans Chose possible.

    Si le Soi personnel était Chose durable,
    Le Nirvana lui serait hors d'atteinte.

    Le Nirvana lui est promis
    Parce qu'il N'advient,
    Ne dure et Ne se compose
    Que d'éléments transitoires.

    La Plus Haute Sagesse,
    Aussi longtemps que tu la rechercheras,
    Tu demeureras au pays de la conscience.

    Frayer la Voie qui ouvre au Nirvana,
    C'est aller par delà ta conscience.

    Par le plus Haut Samãdhi
    Qui outrepasse la pensée,
    Tu iras
    Au delà de la Discrimination et du Savoir,
    Au delà de ce qui change,
    Au delà de toute crainte.
    Alors sera le Nirvana.

    Fais face à tout cela et reçois humblement
    Ce qu'à présent je te livre.
    C'est la grande perfection de la Prajna-Paramita.

    Tous le Bouddhas des Quatre Temps,
    Au Plus Haut Samadhi
    Ont été, Sont et Seront Eveillés
    Par la Prajna-Paramita.

    Ainsi, Saripoutra, Chacun doit-il s'efforcer par la Prajna-Paramita,
    La Vérité est au delà,
    Insurpassable;
    La Vérité qui met fin à toute Souffrance,
    Vérité à jamais!
    Prajna-Paramita,
    Vérité au delà,
    Qui franchit le tumulte océanique
    De la Vie et de la Mort!
    Vérité qui sauve et qui conduit au delà,
    A la Rive de l’Éveil.

    Accueille, Reçois et Entends le Mantra, le Grand, le Mystérieux Mantra:
    Gate, Gate, Paragate, Parasamgate, Bodhi Svaha!
    En allé, en allé vers l'Autre Rive!
    Outrepassé là bas sur l'Autre Rive!
    Prajna-Paramita!

    Il en est ainsi! Et qu'il en soit ainsi!






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