Zen et nous

Le zen, sa pratique, ses textes, la méditation, le bouddhisme, zazen, mu


    SHODOKA (Yoka Daishi)

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    Kaïkan
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    SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par Kaïkan le Jeu 17 Mar 2011 - 14:55

    SHODOKA


    Shodoka introduction:

    L’un des quatre textes essentiels du zen (avec le Shin jin mei écrit auparavent par Maître Sosan, le Sandokai de Maître Sékito et le Hokkyo zanmai de Maître Tosan, qui lui sont postérieurs) , écrit par Yoka Daishi au VIIe siècle en Chine. C’est le témoignage de son éveil ; il y exprime sa démarche spirituelle dans une écriture simple et dépouillée. Le Shodoka a été surnommé : « Le sutra mahayana qui résout tous les problèmes. » Comment s’éveiller à la vie et à la mort ? Réaliser notre nature de Bouddha, vivre les phénomènes à partir de la source originelle (ku, vacuité), créer sa propre ligne de vie en accord avec la réalité de Bouddha, tout cela est réaliser la voie.


    Shodoka - Le chant de l’éveil.

    Cher ami, ne vois-tu pas cet homme du satori qui a cessé d'étudier et est inactif ? Il ne cherche ni à écarter les illusions ni à trouver la vérité.

    La nature réelle de notre ignorance est la nature de Bouddha ; notre corps vide et illusoire est le corps du Bouddha Dharma- Kaya.

    Si nous comprenons le corps de Bouddha il n'y a plus rien. Source originelle, notre nature propre est le pur et vrai Bouddha

    Les nuages flottants des cinq skandhas vont et viennent dans le ciel, l'écume des trois poisons apparaît et disparaît sur l'océan.

    Si nous comprenons la réalité, pour nous n'existe plus ni l'homme, ni la loi, instantanément le pire karma, le karma de l'enfer est détruit.
    Si je vous trompe par des paroles fausses puissé-je encourir éternellement le châtiment de la langue arrachée.

    Si vous réalisez subitement dans l'instant, le Zen du Bouddha, les six paramitas et les dix mille pratiques se réalisent complètement dans votre corps.

    Dans notre rêve existent clairement les six sentiers illusoires. Mais quand nous nous réveillons, il n'existe plus rien, pas même les milliers de phénomènes.

    Il n'existe ni faute, ni bonheur, ni perte, ni profit. Dans la paix de cet achèvement absolu, nous ne devons rien chercher. Depuis l'origine, on n'a jamais essuyé la poussière accumulée sur le miroir, mais aujourd'hui , il faut absolument en voir l'éclat.

    Qui est non-pensée? (munen) Qui est non-né? (musho) Si le non-né existe réellement, il ne peut naître non plus. Le bois ne connaît pas la cendre et la cendre ne connaît pas le bois.

    Abandonne les quatre éléments et ne cherche plus à saisir. Dans la paix et l'achèvement absolu, bois et mange selon tes désirs. Tous les phénomènes sont impermanents, tout est vacuité (ku) . C'est justement cela le grand et complet satori du Bouddha.

    Une doctrine précise et de la plus haute dimension est le symbole du véritable moine. Si une personne n'est pas d'accord, la doctrine se révélera d'elle-même.

    Car la marque du Bouddha est de couper les racines directement. On ne peut, à la fois, amasser les feuilles et chercher les branches.

    Les gens ignorent le joyau précieux (mani). Mais chacun le possède profondément enfoui (ce trésor du Tathãgata) dans la conscience Alaya, conscience cosmique immaculée.

    L'action mystérieuse des six organes des sens est vacuité et n'est pas vacuité en même temps. Le halo lumineux d'une perle appartient au monde des phénomènes et ne lui appartient pas en même temps. La voix des vallées, la couleur des montagnes donnent une grande conférence de Bouddha.

    En purifiant nos cinq sortes de visions, on pourra acquérir les cinq pouvoirs. Par la pratique seulement on peut comprendre cela. L'imaginer est difficile.

    Il n'est pas difficile de voir la forme dans le miroir. Mais il n'y a pas moyen de capturer la lune dans le courant du ruisseau. Nous allons toujours seuls, nous marchons toujours seuls. sur le chemin du Nirvana, seuls jouent ensemble ceux qui sont accomplis.

    La mélodie de sa vie est classique, son esprit est pur et son allure a une noblesse naturelle. Ses joues sont creuses et ses pommettes fortes, personne ne prête attention à lui. Le fils de çakya est connu pour être pauvre. En réalité, son apparence est pauvre mais son esprit ne connaît pas la pauvreté. Il est pauvre, aussi est-il habituellement vêtu de guenilles, mais il possède la voie et garde ce trésor inestimable au fond de son esprit. Et ce trésor inestimable, même lorsqu'on en use ne s'épuise jamais. aussi, il peut en faire bénéficier chacun, en chaque occasion, sans aucune économie, éternellement.

    Les trois corps et les quatre sagesses se réalisent pleinement dans son corps. Les huit compréhensions (satori) et les six pouvoirs surnaturels sont imprimés dans le fond de son esprit.

    L'homme de haute classe (joshi) accède à la compréhension totale en un seul instant. L'homme moyen (chushi) ou ordinaire (geshi) , bien qu'ils entendent beaucoup de choses, croient en peu de choses et n'ont pas de vérité profonde.

    Dépouille-toi par toi-même des haillons qui cachent ce trésor. En face des autres, ne te vante pas de ta dévotion. Accepte les critiques et soumets-toi aux calomnies des autres, ils finissent par se fatiguer eux-mêmes à vouloir enflammer le ciel avec une torche. Lorsque tu les écoutes, c'est comme si tu buvais un doux nectar. Il se dissout instantanément et entre dans le mystère.

    Si tu comprends que les paroles mauvaises deviennent des mérites, alors elles deviennent pour toi un maître de la Voie. Si, par les critiques, tu ne t'éveilles pas au-delà de la notion d'ami ou d'ennemi, comment pourras-tu réaliser les pouvoirs illimités (musho) de la compassion et de la persévérance (Jinin) .

    Si tu comprends parfaitement l'origine, le principe, tu pourras l'enseigner parfaitement, Zazen et sagesse (dhyãna et prajña) seront en complète fusion sans demeurer sur ku (le Vide) seulement.

    Il n'est pas que moi seul maintenant qui aie la compréhension. Les Bouddhas innombrables comme les grains de sable du Gange sont tous de même essence.

    La doctrine de la non-crainte est comme le rugissement du lion. Il brise le cerveau des cent animaux qui l'entendent. L'éléphant, malgré sa puissance, perd sa dignité. Seul le dragon du ciel écoute cette voix avec contentement.

    J'ai traversé océans et lacs, j'ai passé montagnes et rivières, j'ai visité nombre de Maîtres, j'ai cherché les Voies, j'ai pratiqué zazen. Depuis que j'ai trouvé le chemin du mont Sokei, je sais que naissance et mort ne sont pas différents.

    Marcher est aussi le Zen, s'asseoir est aussi le Zen. Que l'on parle ou que l'on soit silencieux, que l'on bouge ou que l'on soit immobile, le corps demeure toujours en paix. Même si l'on se trouve face à une épée l'esprit demeure tranquille, même si l'on se trouve face aux poisons, l'esprit demeure imperturbable.

    Mon maître a rencontré le Bouddha Nento et, il y a longtemps, il devint Nin-Niku Sen.

    Nous devons vivre maintes fois et maintes fois mourir. Vies et morts se succèdent sans cesse dans l'éternité.

    Du fait de la réalisation immédiate de la non-naissance (Musho) , plus n'est besoin de se réjouir ou de se tourmenter pour les honneurs ou la disgrâce.

    Se retirer dans les montagnes profondes, vivre dans un petit ermitage, assis sous un grand pin, calme et tranquille, pratiquer la méditation, paisible et heureux dans la demeure du moine-ermite, vie simple et sereine, véritable beauté.

    Si vous vous éveillez et que vous comprenez, il n'est plus nécessaire de faire de vains efforts, rien n'appartient à l'ordre de (Ui) l'impermanence des phénomènes.

    Le don (fuse) pratiqué dans un but peut donner le bonheur de renaître dans le ciel, mais c'est comme décocher une flèche vers le ciel.

    Lorsque la force de la flèche est épuisée, elle retombe au sol et cela est source de karma contraire pour le futur.

    Cela est tout à fait autre que d'être sous la porte de Mui-jiso par laquelle on entre instantanément dans la dimension du Bouddha.

    Seulement saisir la racine originelle, ne pas se préoccuper des branches, cela est comme capter le reflet de la lune dans un joyau pur.

    Je connais maintenant ce trésor de vraie liberté, inépuisable non seulement pour moi-même mais aussi pour les autres.
    La lune brille sur l'eau de la rivière, le vent souffle dans les pins : fraîche et pure ombre d'une longue nuit. Quelle en est la cause?

    Le trésor des préceptes de la nature du Bouddha est imprimé dans le fond de notre esprit. le brouillard et la rosée, la pluie et la brume sont le kesa qui revêt notre corps.

    Le bol du moine pour appeler le dragon et le bâton pour écarter le tigre. Les anneaux de métal au sommet du bâton tintent clairement. Bol et bâton ne doivent pas être considérés sous leur simple forme matérielle. Ils signifient suivre intimement la trace du Bouddha et symbolisent son précieux bâton.

    Ne pas chercher la vérité, ne pas couper les illusions. Car je comprends clairement que ces deux éléments sont vacuité (Ku) , sans forme...

    Le non-forme n'est ni vacuité (Ku) , ni non-vacuité, c'est la véritable forme du Bouddha. Le miroir de l'esprit est pur et rien ne vient l'obscurcir; par sa pureté et sa clarté, il reflète tout l'univers.

    Le reflet de milliers de phénomènes se manifeste dans ce miroir, ce joyau parfait n'a ni extérieur ni intérieur. La vraie liberté de Ku (la vacuité) chasse la relation de cause à effet, tout est alors en parfaite confusion et désordre et apporte des catastrophes abominables.
    Abandonner U, les existences pour ne garder que Ku, la vacuité est aussi une grave maladie, cela revient à se jeter dans l'eau pour éviter de tomber dans le feu. Vouloir abandonner les illusions pour ne garder que la vérité est discrimination, artifice et imitation. Lorsqu'un homme ne suit que la pratique en ignorant cela, il est comme celui qui adopte un voleur pour en faire son fils.

    Nous gaspillons le trésor du Dharma et nous perdons ses mérites. La cause en est cette conscience mentale, aussi l'école Zen dissout-elle ce mental. Entrer dans le satori de la non-naissance immédiatement, tel est le pouvoir de la vraie sagesse.

    L'homme vrai saisit l'épée de la Sagesse. Sa pointe acérée est comme une flamme, aussi puissante que le diamant.

    Cette épée est capable de briser l'esprit de toutes pensées et conceptions erronées, mais elle peut également frapper par surprise tous les démons.
    L'enseignement du Bouddha est comme la voix du tonnerre, la loi qui gronde ou le roulement du tambour. Il étend un nuage de compassion et répand un nectar doux comme le miel. Les traces du dragon et de l'éléphant s'étendent partout et sans limites, de sorte que tous les hommes, même ceux qui ont un satori dogmatique ou acquis par la connaissance des livres peuvent s'éveiller et trouver le vrai satori par cet enseignement. Sur les glaciers de l'Himalaya ne pousse qu'une herbe pure et sans mélange. Elle donne, exclusivement, l'essence du goût; et ce goût, toujours je le conserve.

    Une seule nature contient toutes les natures, une seule existence inclut totalement toutes les existences. Une seule lune se reflète dans toutes les eaux, tous les reflets de la lune dans l'eau proviennent d'une seule lune.

    Le corps spirituel Dharma-Kaya de tous les Bouddhas entre dans ma nature. Ma nature s'harmonise avec l'esprit du Tathagata.
    Une sagesse inclut parfaitement toutes les sagesses. Il n'y a ni forme, ni conscience, ni action du Karma.

    Durant un seul instant, quatre-vingt mille portes sont créées, durant un seul instant le temps éternel est achevé.

    Les mesures ne sont pas mesures, comment être en rapport avec notre nature véritable? Ne pas critiquer, ne pas louer, notre corps est comme le ciel, ils sont sans limites.

    Si tu ne quittes pas la place où tu es, tu demeures tranquille. si tu cherches à connaître, tu te rendras compte que tu ne peux ni comprendre, ni acquérir, ni rejeter. Ce que tu ne peux pas obtenir, inconsciemment tu l'obtiendras. Lorsque tu es silencieux, tu discours; lorsque tu discours, tu es silencieux. Quand la grande porte du don (fuse) est ouverte, il n'y a plus d'impasse.

    Si quelqu'un me demande à quelle religion j'appartiens, je réponds: la puissance de Maka Hannya.

    Qu'est ce que le bien, qu'est le mal? Les hommes ne peuvent le savoir. Qu'est-ce qui va dans le bon sens ou à contre-courant? Même le ciel ne peut le mesurer.

    Pendant longtemps, autrefois, j'ai pratiqué et étudié. Ce ne sont ni paroles en l'air, ni mensonges. Ici, je dresse le drapeau de la Loi et j'établis la vraie religion. La véritable et sainte lignée du Bouddha se perpétue à travers le moine du mont Sokei. Mahakassyapa, le premier, transmit la lampe, le flambeau, puis l'histoire compta vingt-huit générations sous le ciel de l'Inde. Par la voie des océans, Le Zen a atteint cette terre, Bodhidharma en fut le fondateur. Six générations illustres lui succédèrent et transmirent la robe. Désormais dans les générations futures, nombreux seront ceux qui recevront la Voie du Zen.

    La vérité de l'Enseignement n'a pas besoin d'être défendue. De même l'origine des illusions, elle aussi est Ku (vacuité) . Mais existence ou non-existence, quand ces deux points de vue sont abandonnés, non-ku lui-même devient ku.

    Les vingt portes de la vacuité n'ont pas d'existence. La nature unique des Tathagatas est originellement identique pour toutes les existences.

    L'esprit est la racine et le dharma est la poussière. Tous deux sont comme les reflets dans le miroir. Lorsque l'on a enlevé cette poussière, la lumière alors resplendit. Esprit et Dharma ont complètement disparu, notre nature, alors, est authentique.
    Hélas! Cette époque est marquée par la dégénérescence du Dharma, les hommes ne sont guère heureux; il est difficile de les diriger, ils sont très loin de la sagesse, de la sainteté et se plongent dans de fausses conceptions. Les démons sont puissants, le Dharma est faible et la haine malfaisante se répand partout. Ils ont la possibilité d'écouter l'enseignement de la porte de la vraie doctrine du Bouddha, malheureusement ils le rejettent, le brisent en mille morceaux comme une tuile et ne peuvent retrouver la forme originelle.

    L'action provient de l'esprit, les maux proviennent du corps; aussi ne devez-vous éprouver aucun ressentiment envers autrui.

    Si tu ne veux pas t'attirer un karma illimité ne critique pas la roue (l'enseignement) du Dharma du Bouddha.

    Dans la forêt de bois de santal ne pousse aucun autre arbre. Les lions seuls demeurent dans cette forêt profonde, dense silencieuse.

    Partout, dans ce bois tranquille, les lions s'amusent librement. Tous les animaux de la terre et tous les oiseaux du ciel se sont enfuis au loin, seuls les lionceaux marchent à la suite du lion. A peine âgés de trois ans ils sont capables de rugir. Et même si les chacals voulaient imiter ces lions, rois du Dharmas, ils ne pourraient empêcher les cent mille démons d'ouvrir leur bouche librement.

    L'enseignement véritable ne peut être saisi par l'entendement humain. Mais si vous avez des doutes, si vous ne comprenez pas, il vous est tout a fait possible d'en discuter avec moi.

    Ceci n'est qu'une opinion, issue du dogmatisme. Il est à craindre seulement que notre pratique ne dégénère vers les deux extrémités de la négation et de l'affirmation.

    Le négatif n'est pas négatif (non n'est pas non) , le positif n'est pas positif (oui n'est pas oui) . Si nous nous trompons à ce sujet, même d'un cheveu, nous nous écartons de mille lieues (li) .
    Lorsque c'est oui, la fille du Dragon elle-même peut subitement devenir Bouddha, lorsque c'est non, le mone Zensho ("bonne étoile") lui-même peut, de son vivant, tomber en enfer.

    Pour ma part, depuis mes jeunes années, j'ai accumulé les connaissances, j'ai étudié les textes et les commentaires ainsi que les Soutras.
    J'ai réfléchi sur les noms et les formes mais je n'ai pas connu le repos dans ces études; car c'est sûrement aussi vain que de vouloir entrer dans l'océan pour en compter les grains de sable. Le Bouddha me le reprocha, à juste titre, car enfin, quelle utilité y a-t-il à compter le trésor des autres?

    Maintenant je vois bien que jusqu'à aujourd'hui, moine errant, j'ai pratiqué en vain et pendant de longues années, j'ai erré dans de mauvaises voies. Ma nature étant peu lumineuse, je me suis trompé et n'ai pas compris. Aussi n'ai-je pu accéder au véritable enseignement du Bouddha.

    Le Hinayana est entièrement dévoué à la Voie (shojin) , mais l'amour universel lui fait défaut. L'intelligence et le savoir manquent de sagesse profonde.

    Ils sont puérils et stupides ceux qui créent une fausse réalité dans leur poing vide ou au bout de leur doigt.

    Ils n'obtiennent rien en prenant la lune pour le doigt qui la montre. Ils mélangent et confondent volontairement monde objectif et subjectif. L'homme qui embrasse tous les aspects est Bouddha. Alors, il peut véritablement être appelé du nom de kanjizai. (celui qui observe et réalise la parfaite liberté) .

    Lorsque l'illumination est réalisée,le karma originel devient ku, autrement nous devrions payer nos dettes.

    Nous avons faim et même devant une table royale, nous ne mangeons pas. Nous sommes malades et même si nous rencontrons le roi des médecins et ne suivons pas ses remèdes, comment pourrons-nous être guéris ?

    Dans le monde des désirs, nous pouvons pratiquer zazen par le pouvoir de la sagesse. Lorsque le lotus est né dans le feu, jamais il ne pourra être détruit. Yuse a transgressé l'un des plus importants préceptes, mais ensuite il eut le satori de la non-naissance, dans l'instant il devint un Bouddha et maintenant il existe.

    L'enseignement semblable au rugissement du lion est sans peur. Quelle pitié que ces esprits stupides et confus!

    Ils comprennent que violer les préceptes est un empêchement à l'illumination, mais ils ne peuvent découvrir le secret de l'essence de l'enseignement de Bouddha.

    Deux moines avaient enfreint le précepte de chasteté et avaient commis un crime. L'enseignement d'Hari (Upali) ne fit qu'accroître leur remords. Mais le grand Yuima instantanément effaça leurs doutes aussi vite que neige et glace fondent au soleil. La puissance mystérieuse de l'illumination a des effets merveilleux aussi innombrables que les grains de sable du Gange. Pourquoi refuser la peine de lui faire les quatre offrandes, quand dix mille pièces d'or à côté de cela ne valent rien?

    Même si nous devions réduire nos os en poudre ou couper notre corps en morceaux, cela ne serait pas encore suffisant pour le remercier.
    Un seul mot juste est au-delà de dix milliard de mots.

    Il est le roi du Dharma, il est le plus haut. Tous les Bouddhas aussi nombreux que les grains de sable du Gange en témoignent.
    Je sais maintenant ce qu'est le joyau (mani) et tous ceux qui le reçoivent avec confiance peuvent être rois du Dharma.Il n'y a rien à trouver dans le monde du satori, il n'y a ni homme ni même Bouddha. Les cosmos innombrables eux-mêmes sont comme des bulles dans l'océan. Tous les sages et vénérables sont comme des éclairs dans le ciel.

    Même si un grand cercle de métal se met à tourner au-dessus de ma tête, la clarté de jo-e demeure toujours.Même si le soleil devient froid ou si la lune se réchauffe, malgré de nombreux démons, la vraie doctrine reste indestructible. Le char de l'éléphant avance lentement sur le chemin, comment la mante religieuse pourrait-elle refuser le passage à ses roues ? Le grand éléphant ne joue pas sur le sentier des petits lapins,un grand satori est au-delà des petits honneurs. Ne juge pas l'immensité du ciel bleu en le regardant à travers une paille.
    Si tu n'as pas encore la compréhension, je peux volontiers encore renforcer profondément ta vision.

    Yoka Daïchi 665-713. Né dans le village de Yoka, mourut le 17 octobre 713 en posture de zazen.
    Après sa mort, l'empereur lui donna le nom de "Muso", l'Incomparable, "Daishi", Grand Maître.




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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par tangolinos le Jeu 17 Mar 2011 - 17:55

    Merci pour ce texte Kaïkan... un vrai festin. study

    Le grand éléphant ne joue pas sur le sentier des petits lapins,un grand satori est au-delà des petits honneurs.
    Là pas d'accord !...

    albino = Oh grand elephant ! aurais-tu oublié, ton retournement ?

    aurais-tu oublié que le plus grand était dans le plus petit ? et le plus petit dans le plus grand ?

    aurais-tu oublié en chemin, ton humilité, ta candeur et ta joie ? jocolor

    Crois-tu que seule ton imposance puisse authentifier la voie ?... regardes la splendeur de la voie d'une simple goutte de pluie, regardes la forme somptueuse qu'elle prend, regardes comme elle s' harmonise majestueusement avec tous les éléments de la nature, regardes comme elle accomplit pleinement sa fonction sans même se soucier de son sort... Ne crois-tu pas Gros éléphant qu'elle ne puisse être un exemple ? drunken
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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par fonzie le Jeu 17 Mar 2011 - 21:16

    bonsoir,
    ...monde objectif et subjectif...
    ...Ne juge pas l'immensité du ciel bleu en le regardant à travers une paille...
    ça donne une idée de l'échelle.
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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par Kaïkan le Ven 18 Mar 2011 - 19:45

    Commentaires de Mokudo Taisen Deshimaru

    Mon maître Kodo Sawaki disait: « Le Shodoka est, de tous les livres zen, le meilleur, le meilleur même de livres anciens, car il donne le secret du vrai zen, sa quintessence. »

    Il le lisait constamment, chaque jour, même en voyage dans le train, il l'aimait extrêmement et le préférait à beaucoup de sutras et de livres :zen. Base de son enseignement dans ses exposés, lorsqu'il s'y référait, son visage et ses yeux brillaient, comme illuminés, je les revois encore. Il disait souvent « dans ce poème, je trouve le vrai esprit du zen ». Il a étudié cette œuvre plus profondément que ne l'a fait aucun autre de notre temps.
    Il me donna, quand j'étais jeune, un exemplaire de la version originale-en caractères chinois. Chaque matin je psalmodiais quelques vers; je n'en comprenais pas alors tout le sens profond mais je m'enchantais du rythme. J'en donnai de nombreuses copies à mes amis et il fit partie de mon bagage pendant la guerre. Lorsque mon bateau fut coulé par un sous-marin et que je dus nager longtemps, mon livre et mon petit kesa furent mouillés mais n'ont pas été détroits. Quand je les eus séchés, livre et kesa étaient encore en bon état bien que tachés; n'est-ce pas merveilleux ?
    Combien de fois l'ai-je lu pendant la guerre, ce livre! Je le connais maintenant par coeur et l'exemplaire de mon maître, déjà couvert de ses notes, s'est chargé par surcroît des miennes! Le voilà tout usé, maintes fois réparé.
    Maître Kodo Sawaki avait en outre sur le Shodoka un carnet de notes que j'ai la chance de détenir aussi. J'ai relu si souvent ces notes que je les connais mot pour mot. Le carnet est resté au Japon, mais elles sont dans mon esprit, et servira aux commentaires de chaque stance du Shodoka donnée dans cet ouvrage.

    Historiquement, la série des oeuvres à laquelle appartient le Shodoka:
    1. Shin jin mei, maître Sosan, nt" siècle;
    2. San do kai, maître Sekito;
    3. Hokyo zan mai, maître Dozan;
    4. Shodoka (le plus long), maître Yoka,
    est la plus ancienne. Elle est née directement du bouddhisme originel dont elle a conservé les notions et les termes. C'est la plus profonde et la plus répandue, d'un usage constant en soto zen.

    Elle est encore fort peu connue en Occident car seuls des ouvrages plus récents ont fait l'objet jusqu'ici d'une vaste diffusion (par le professeur D.T. Suzuki en particulier).
    1. Sho yo roku (soto koan);
    2. Hekigan roku (édité par Sechu) ;
    3. Rinzai roku.
    Le Shodoka se réfère à une connaissance générale et précise du bouddhisme; on verra dans les commentaires que ,chaque mot appartient au vocabulaire traditionnel du mahayana, tout mot-clé étant une transcription chinoise orthodoxe du vocabulaire sanscrit. Les versets sont écrits dans une langue fraîche et, comme les notions sanscrites ardues y sont rendues dans une forme populaire, ils sont encore aisés à comprendre de notre temps. (Il n'en est pas de même pour d'autres shastras.)

    Il faut voir là l'influence du renouveau du bouddhisme des Indes arrivant en Chine avec Bodhidharma et bénéficiant des excellentes conditions de la civilisation chinoise contemporaine; conditions qui permirent la floraison du zen avec Eno et Yoka, l'auteur du Shodoka. Maître Yoka avait en outre étudié le bouddhisme de l'école tendai, la première école ésotérique de Chine.

    Il m'a semblé que la France et les pays d'Occident étaient, par leurs conditions psycho-somatiques, plus proches de la Chine et du Japon que des Indes et que le Shodoka pourrait devenir l'objet d'une grande compréhension et d'un grand amour de la part des Français. Aussi ai-je entrepris de le donner dans leur langue.
    Le Shodoka est un poème écrit par Yoka Daishi (le grand maître du village de Yoka), en Chine, sous la dynastie T'ang. Maître Yoka appartenait à l'école tendai et étudia particulièrement le makashikan qui expose la pratique de la méditation de cette école. Lâ base en est le « Saddharma pundarika sutra », le sutra du lotus, de la loi excellente, hokke gengi,avec ses commentaires:
    hokke monku; le makashikan est le troisième livre de base.
    Mais son étude l'ayant incité à pénétrer plus profondément dans la pratique de la méditation, il alla trouver Eno (Houei-Neng), le sixième patriarche, pour apprendre de lui la méditation zen; il en devint le disciple éminent. Quand il mourut en 1273(E.C.) il laissa nombre d'ouvrages sur l'approche zen de l'illumination, parmi lesquels le Shodoka. L'histoire de Yoka est contenue dans le Dan kyo, écrit par le sixième patriarche. En voici un résumé:
    Le maître zen Genkaku (profond satori), nom de Yoka Daishi (daishi: grand maître) - du village de Yoka - naquit dans une famille Tai dans l'état de On shu. Etant jeune il étudia les sutras et les shastras; il connaissait bien .l'enseignement de samatha (la tranquillisation) et de vipassana (la vision profonde). Par la lecture du vimalakirti nidesa sutra, il réalisa intuitivement le mystère de son propre esprit, c'est-à-dire qu'il réalisa l'essence de l'esprit.
    Un ami appelé Gensaku, disciple du sixième patriarche, lui rendit visite et, au cours de leur conversation, il remarqua que les commentaires de Genkaku étaient en accord avec ce qu'avaient dit les différents patriarches.
    Il lui demanda alors :
    « Puis-je connaître le nom du maître qui vous a transmis le. Dharma ?
    « J'ai eu des instructions », répliqua Genkaku, « quand j'ai étudié les sutras et les shastras de la catégorie vaipulya, niais c'est par la lecture du Vimalakirti nirdesa sutra que j'ai réalisé la signification de l'école du buddhacitta (l'esprit du Bouddha) - l'école dhyana - et, à cet égard, je n'ai pas encore eu de maître pour vérifier et confirmer ma réalisation.
    - Dans le temps des bouddhas du passé », remarqua Gensaku, « il était possible de se dispenser des services d'un maître, mais depuis ce temps, celui qui atteint l'illumination sans l'aide et la confirmation d'un maître est foncièrement un hérétique ».
    - Voulez-vous être assez aimable pour être mon témoin ? » Demanda Genkaku.
    - Mes paroles n'ont pas de poids », répliqua son ami. « A Sokei on peut trouver le sixième patriarche près duquel une foule de visiteurs viennent de toutes les directions, avec pour but commun d'obtenir la transmission du dharma. Si vous désirez y aller, je serais heureux de vous y accompagner. »
    Quand ils arrivèrent à Sokei pour une entrevue avec le patriarche, Genkaku tourna autour de lui trois fois, puis se tint debout sans le saluer.
    Remarquant son attitude discourtoise, le patriarche lui dit : .
    - Un moine bouddhiste est la 'personnification de trois mille préceptes de moralité et de huit mille règles disciplinaires mineures ... Je me demande d'où vous venez et ce qui vous rend si suffisant..
    - Puisque la question des renaissances incessantes est une question urgente et que la mort peut survenir à n'importe quel moment, je n'ai pas de temps à perdre en cérémonies et je désire que vous me donniez une prompte réponse à ce problème..
    - Pourquoi ne réalisez-vous pas le principe du « sans naissance» pour résoudre ainsi le problème de l'impermanence de la vie? répliqua le patriarche.
    - Réaliser l'essence de l'esprit est être libre de renaissance » répliqua Genkaku, « et une fois que ce problème est résolu, la question de l'impermanence n'existe pas plus longtemps.
    - C'est ainsi, c'est ainsi », opina le patriarche.
    A ce moment, Genkaku rendit hommage selon la cérémonie du départ.
    - Ne partez-vous pas trop rapidement? » demanda le patriarche.
    - Comment peut-il y avoir rapidité, alors que le mouvement n'existe. pas intrinsèquement? » répondit Genkaku.
    - Qui sait que le mouvement n'existe pas? » demanda le patriarche.
    - J'espère que vous ne spécifierez pas » observa Genkaku.
    Le patriarche le loua de sa complète compréhension de l'idée de « sans naissance » mais Genkaku rétorqua:
    « Y a-t-il une idée de « sans naissance » ?
    - Sans idée, qui peut spécifier? » demanda le patriarche.
    - Ce qui spécifie n'est pas une idée » répliqua Genkaku.
    - Bien dit! » S’exclama le patriarche. Il demanda .alors à Genkaku de retarder son départ et de passer la nuit là. C'est depuis ce moment que Genkaku fut connu de ses contemporains comme l'illuminé-qui-a-passé-une nuit-avec-le-patriarche. »


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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par marc le Ven 22 Avr 2011 - 17:25

    Bonjour Fonzie,oui, ça donne une idée mais pas de l'échelle, "immédiatement" (le moine resté une seule nuit).
    Bonjour Kaikan, je te remercie pour avoir diffusé le Shodoka et de m'apprendre que Kodo Sawaki le lisait tous les jours.
    Bonjour Trangolinos, je peux comprendre ta réaction et peut-être qu'il nous précise simplement que nous avons le choix entre le Satori(il ne joue plus) et les honneurs (les joueurs).L'image des lapins est dure mais le message est important.
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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par tangolinos le Ven 22 Avr 2011 - 20:45

    marc a écrit:
    Bonjour Trangolinos, je peux comprendre ta réaction et peut-être qu'il nous précise simplement que nous avons le choix entre le Satori(il ne joue plus) et les honneurs (les joueurs).L'image des lapins est dure mais le message est important.
    Oui, il y a deux façons de regarder...
    Mon intervention était prédéterminée par mon intention de désacraliser le texte original, que j'ai trouvé quelque peu imposant... mais effectivement, il convient de re-situer le texte dans l'environnement pour lequel il a été écrit.

    Mais sais-tu que les bébés éléphants jouent comme les bébés lapins ? elephant albino
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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par marc le Ven 22 Avr 2011 - 20:59

    OUI,mais dans le zen il n'y a pas de bébé éléphant.
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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par Kaïkan le Ven 22 Avr 2011 - 21:50


    marc a écrit:OUI,mais dans le zen il n'y a pas de bébé éléphant.

    Bouddha dans une de ses incarnations...Laughing



    PS : Attention aux lapins géants... Laughing


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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par marc le Ven 22 Avr 2011 - 22:44

    Des lapins géants, il n'en manque pas. Et aussi des lapins nains. Mais toujours des lapins.
    la photo est très belle et on peut jouer avec lui. Car lui il ne triche pas.
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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par Kaïkan le Sam 23 Avr 2011 - 17:22

    marc a écrit:Des lapins géants, il n'en manque pas. Et aussi des lapins nains. Mais toujours des lapins.
    la photo est très belle et on peut jouer avec lui. Car lui il ne triche pas.

    La question intéressante est : "Quand il se regarde lui-même, est-ce que marc va dire : lui il triche ou bien lui il ne triche pas"

    La réponse n'est pas à publier... Wink

    PS: Il est conseillé de ne pas jouer avec les éléphants même jeunes. Car on ne les "trompe" pas longtemps... elephant
    Laughing


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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par fonzie le Sam 23 Avr 2011 - 18:16

    Kaïkan a écrit:
    PS: Il est conseillé de ne pas jouer avec les éléphants même jeunes. Car on ne les "trompe" pas longtemps... elephant
    Laughing
    voui, surtout que quand ils sont grands, la trompe est cadrée par l'ivoire... Rolling Eyes

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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par marc le Sam 23 Avr 2011 - 21:28

    Oui Fonzie,quand ils sont grands on ne joue pas avec eux. Par respect ou par peur. Et malgré cela les éléphants d'Afrique sont passés d'environ 2 millions et demi à 300 000 en moins de 20 ans tandis que les
    albino ....
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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par fonzie le Dim 24 Avr 2011 - 6:22


    à tous Very Happy
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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

    Message par marc le Dim 24 Avr 2011 - 10:33

    Merci Fonzie à toi aussi.

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    Re: SHODOKA (Yoka Daishi)

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