Zen et nous

Le zen, sa pratique, ses textes, la méditation, le bouddhisme, zazen, mu


    Zazen est different de la méditation

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    Zazen est different de la méditation

    Message par BU-SO le Mer 24 Aoû 2011 - 19:52

    texte de Issho Fujita de la lignée de Kodo Sawaki et Kosho Uchiyama roshi.Zazen est different de la méditation


    Il semble qu’il y ait une erreur courante sur le zazen, car certaines personnes pensent qu’il s’agit d’une technique qui permettrait d’atteindre un état de "non-pensée". Une telle compréhension du zazen suppose qu’un certain état d’esprit peut être atteint par une influence, une technique ou une méthode. En Occident, zazen est habituellement traduit par "la méditation zen" ou par "la méditation assise". De plus en plus, dans son emploi actuel, le zazen est considéré comme l’une des nombreuses méthodes issues des traditions spirituelles orientales pour atteindre des objectifs tels que la santé corporelle ou mentale, un comportement social adapté, un esprit paisible ou la résolution des divers problèmes de l’existence.
    Il est vrai que de nombreuses pratiques de méditation de la tradition bouddhiste aident à réaliser ces objectifs, et cela peut certainement être une utilisation habile de ces méthodes méditatives. Le zazen cependant, tel qu’il était compris par le maître zen Dôgen, est quelque chose de différent, qui ne peut être classé comme une méditation au sens indiqué ci-dessus. Il serait donc utile que l’on examine quelques-unes des différences entre le zazen et la méditation.
    Dôgen (1200-1253) est le fondateur de la tradition du zen sôtô et, par excellence, un maître de méditation. Son Shôbôgenzô est l’un des grands chefs-d’œuvre de la tradition doctrinale bouddhiste. Les érudits actuels puisent énormément dans ce texte pour les aider à comprendre, non seulement une approche unique du bouddha-dharma (l’enseignement du Bouddha), mais également le zazen en tant que pratique. Pour Dôgen, le zazen est d’abord et avant tout une posture du corps total, non un état d’esprit.
    Dôgen utilise de nombreuses expressions pour décrire le zazen. L’un d’entre eux est gotsuza, ce qui signifie "s’asseoir immobile comme une puissante montagne". Un terme proche d’une grande importance est kekkafuza, "la posture du lotus", que Dôgen considère comme la clé de zazen. Cependant, la compréhension de Dôgen du kekkafuza est complètement différente de la tradition du yoga indien, et cette compréhension donne un puissant éclairage sur la manière d’approcher le zazen.
    Dans la plupart des traditions méditatives, les pratiquants débutent par une méthode donnée de méditation (comme le compte des respirations, la visualisation d’images sacrées, la concentration de l’esprit sur une pensée ou sur une sensation particulière, etc.) après s’être assis confortablement dans la posture du lotus. En d’autres termes, la méditation s’ajoute au kekkafuza. Dans cette utilisation, le kekkafuza devient un moyen pour préparer de la manière la plus optimale le corps et l’esprit pour des exercices mentaux que l’on appelle "méditation", mais n’est pas un objectif par lui-même. La pratique est construite sur une dualité, avec un corps assis comme contenant et un esprit méditant comme contenu. L’accent est toujours mis sur la méditation comme un exercice mental. Dans une telle disposition duelle, le corps est assis tandis que l’esprit fait quelque chose d’autre.
    Pour Dôgen, d’un autre côté, le but du zazen consiste juste à s’asseoir correctement en kekkafuza. Il n’y a strictement rien d’autre à ajouter. C’est le kekkafuza plus rien. Kôdô Sawaki rôshi, le grand maître zen au Japon du début du XXe siècle disait : "Asseyez vous juste en zazen, et c’est tout." Dans cette compréhension, le zazen dépasse le dualisme du corps et de l’esprit. À la fois le corps et l’esprit sont simultanément et complètement épuisés par le seul fait de s’asseoir en kekkafuza. Dans le chapitre du Shôbôgenzô, Le roi du sâmadhi, Dôgen dit : "Asseyez-vous dans le kekkafuza avec le corps, asseyez-vous dans le kekkafuza avec l’esprit, asseyez-vous dans le kekka-fuza du corps-esprit dépouillés."
    Les pratiques méditatives qui mettent l’accent sur une dimension psychique (les pensées, les perceptions, les sentiments, les visualisations, les intentions, etc.) conduisent toutes notre attention sur les fonctions cortico-cérébrales dont je parlerai généralement comme de "la tête". La plupart des méditations, au sens où on l’entend conventionnellement, sont des activités centrées sur la tête. En médecine orientale, on trouve l’idée intéressante que l’harmonie des organes internes est de la plus haute importance. Tous les problèmes associés avec la tête proviennent simplement d’une dysharmonie des organes internes qui sont les véritables fondements de notre vie.
    En raison de nos fonctions cortico-cérébrales hautement développées, nous avons tendance à assimiler la conscience de soi, le sens d’un "je", avec la tête, comme si la tête était le personnage principal de la pièce, et le corps le serviteur qui suit les ordres de la tête. Mais du point de vue de la médecine orientale, il ne s’agit pas simplement d’une prétention de la tête mais d’une totale mécompréhension de la vie. La tête n’est qu’une petite partie de la totalité de la vie et n’a pas à tenir une telle position privilégiée.
    Alors que la plupart des méditations tendent à se concentrer sur la tête, le zazen se concentre plus sur la structure d’un corps-esprit total et vivant, laissant la tête exister sans lui donner une quelconque prééminence. Lorsque la tête est dans la suractivité, une vie divisée et déséquilibrée apparaît. Mais dans la posture de zazen, elle apprend à trouver sa juste place et sa fonction dans la dimension d’un corps-esprit unifié. Notre corps humain vivant n’est pas simplement une agrégation de parties corporelles, c’est un tout organiquement intégré. Il est conçu de telle sorte que lorsqu’une partie du corps bouge, quelle que soit la finesse du mouvement, celui-ci provoque simultanément le mouvement du corps entier en accord avec lui.
    Lorsqu’on apprend au début à faire zazen, on ne peut l’appréhender dans sa totalité ou d’un seul coup. Inévitablement, on commence à découper le zazen en petits bouts que l’on arrange dans un ordre particulier : harmoniser le corps (chôshin), harmoniser la respiration (chôsoku) et harmoniser l’esprit (chôshin). Dans le Eihei kôroku, Dôgen écrivait : "Dans notre zazen, il est essentiel de s’asseoir dans la posture correcte, puis d’harmoniser le souffle et de s’apaiser."
    Mais après avoir passé cette étape préliminaire, toutes les instructions données comme des pièces séparées dans le temps et l’espace doivent être intégrées en un tout dans le corps-esprit du pratiquant de zazen. Lorsque le zazen devient zazen, shôshin taza est actualisé. Cela signifie "juste (ta) assis (za) dans une posture du corps (shin) correct (shô)", avec taza qui met l’accent sur la qualité d’être entier et un dans le temps et dans l’espace. La "totalité" du zazen doit être intégrée en une assise une. En d’autres mots, le zazen doit devenir le "zazen, total et un."
    Comment cette qualité d’être total et un se manifeste-t-elle dans la posture assise de zazen ? Quand le zazen est profondément intégré, le pratiquant ne sent pas que chaque partie de son corps est séparée des autres et qu’elle accomplit indépendamment son travail ici ou là dans le corps. Le pratiquant n’est pas conduit à faire différentes choses en différents lieux du corps en suivant les diverses instructions sur la façon de l’harmoniser. En réalité, il ne fait qu’une seule chose, recherchant continuellement la posture assise correcte avec le corps tout entier.
    Ainsi, dans l’expérience réelle du pratiquant, il n’y a qu’une simple posture assise harmonieusement intégrée. Il ressent la position des jambes croisées, le mudrâ cosmique, les yeux mi-ouverts, etc., comme des manifestations locales de la posture assise totale et une. Alors que chaque partie du corps fonctionne de sa propre façon, en tant que corps total, elles sont complètement intégrées dans l’état d’être un. On l’expérimente comme si toutes les limites ou les divisions entre les parties du corps avaient disparu, et toutes les parties sont englobées et fondues en une seule totale expression de chair et d’os. Parfois, on a la sensation pendant zazen que nos mains ou nos jambes ont disparu ou se sont évanouies.
    L’expression "shôshin taza" pourrait mieux être comprise en termes de posture et de force de gravité. Toutes les choses sur terre sont inévitablement attirées vers le centre de la terre sous l’effet de la gravité. À l’intérieur de ce champ gravitationnel, toutes les formes de vie ont survécu en s’harmonisant avec la gravité de différentes façons. Nous autres, êtres humains, avons atteint la station debout, avec l’axe central du corps à la verticale, après un long processus d’évolution. La station debout est "anti-gravitationnelle" dans la mesure où elle ne peut exister sans des intentionnalités ou des volitions proprement humaines qui œuvrent inconsciemment à maintenir le corps droit. Lorsqu’on est malade ou fatigué, on trouve difficile de garder une posture droite et l’on se couche. Dans une telle situation, l’intention de rester debout n’est pas opérante.
    Bien que la posture verticale soit anti-gravitationnelle d’un certain point de vue, elle est convenablement ordonnée pour être "pro-gravitationnelle", c’est-à-dire qu’elle obéit à la force de gravité. Lorsque le corps est incliné, certains muscles vont se tendre afin de maintenir la station debout. Si toutes les parties du corps sont correctement intégrées sur une ligne verticale, le poids est soutenu par l’ossature du squelette et les tensions inutiles sont relâchées. Le corps tout entier se soumet alors à la direction de la gravité. La subtilité de la posture assise semble se trouver dans le fait que les dimensions anti- et pro-gravitationnelle, qui peuvent sembler à première vue contradictoires, coexistent tout naturellement. Notre rapport à la gravité dans shôshin taza n’est ni une manière anti-gravitationnelle de la combattre par la tension des muscles et un corps raide ni une manière pro-gravitationnelle d’être vaincu par cette force avec des muscles atones et un corps mou.
    Dans le shôshin taza, alors que le corps est assis immobile comme une montagne, le corps interne est relâché, dénoué et détendu dans chacune de ses parties. Comme un "œuf tenu en équilibre", la structure externe reste solide et ferme tandis que l’intérieur est fluide, calme et détendu. À l’exception de quelques tout petits muscles nécessaires, tout est calmement au repos. Plus les muscles sont détendus, plus on peut être sensible, et le rapport avec la gravité se régularisera de plus en plus minutieusement. Plus les muscles sont autorisés à se détendre, plus une conscience précise se fait jour et le shôshin taza s’approfondit infiniment.
    Je constate souvent que les gens voient dans zazen une solution aux problèmes ou aux souffrances personnels ou encore à l’éducation d’une personne. Mais un point de vue différent du zazen est donné par Kôdô Sawaki rôshi dans sa phrase : "Zazen, c’est se connecter à l’univers." La posture de zazen nous relie à l’univers tout entier. Comme Shigeo Michi, un célèbre anatomiste du siècle dernier, le disait : "Puisque zazen est une posture dans laquelle l’être humain ne fait rien pour l’être humain, l’être humain est libéré d’être un être humain et devient un Bouddha." (Chansons de la vie – Hymne au zazen par Daiji Kobayashi).
    Michi nous demande également de faire une distinction entre la "tête" et le "cœur", disant de quelle façon nos "fonctions cardiaques" internes se révèlent en zazen d’une façon tout à fait réelle. La tête dont j’ai parlé pourrait correspondre à l’expression technique bouddhiste de bompu qui signifie l’être humain ordinaire. Un bompu est l’opposé d’un Bouddha, une personne qui n’est pas encore éveillée, qui est happée par toutes sortes d’ignorances, de sottises et de souffrances. Lorsque nous sommes totalement engagés en zazen, au lieu de rester dans cette idée, nous ne devrions jamais oublier de comprendre que la pratique de zazen, en un sens, est la négation ou l’abandon de notre bompuité. En d’autres mots, on passe, en zazen, de la tête au cœur au sein de notre nature de bouddha. Si nous oublions de prendre ce point au sérieux, nous nous endommageons nous-mêmes en encourageant notre propre bompuité, nous obtenons un zazen mou, adapté à notre bompuité et nous dégradons le zazen lui-même.
    Le maître zen Dôgen disait : "[Lorsque vous vous asseyez en zazen,] ne pensez ni au bien ni au mal. Ne vous préoccupez pas du bon ou du mauvais. Laissez de côté les opérations de votre intellect, de votre volonté et de votre conscience. Arrêtez d’examiner les choses avec votre mémoire, votre imagination ou votre réflexion." En suivant ce conseil, nous sommes libres, pour un moment, de mettre de côté nos facultés intellectuelles hautement développées. Nous relâchons simplement notre capacité de conceptualisation. En zazen, nous ne pensons pas intentionnellement à quelque chose. Cela ne signifie pas que nous devrions nous endormir. Au contraire, notre conscience doit toujours être claire et alerte.
    Pendant que nous sommes assis dans la posture de zazen, l’ensemble de nos capacités humaines, acquises au long d’une évolution de millions d’années, sont momentanément abandonnées ou suspendues. Comme ces capacités (bouger, parler, saisir, penser) sont celles que les êtres humains estiment le plus, on pourrait dire sans se tromper que "entrer en zazen revient à sortir de l’activité d’être un être humain" et qu’en zazen "aucune activité de l’être humain n’est faite."
    Que signifie renoncer à toutes ces capacités humaines durement acquises pendant qu’on s’assoit en zazen ? Je crois que nous avons là l’opportunité de "sceller notre bompuité". En d’autres termes, assis en zazen, nous abandonnons sans condition notre ignorance d’être humain. En effet, nous disons : "Je ne vais pas utiliser ces capacités humaines pour mes objectifs confus et égocentriques. En prenant la posture de zazen, mes mains, mes jambes, mes lèvres et mon esprit sont tous scellés. Ils sont juste comme ils sont. Je ne peux plus créer de karma avec tout cela." Voilà ce que signifie "sceller la bompuité" en zazen.
    Lorsque nous utilisons nos capacités humaines sophistiquées dans notre vie quotidienne, nous les utilisons systématiquement pour nos buts illusoires et égocentriques, nos intérêts de bompu. Toutes nos actions sont fondées sur nos désirs, nos attirances et nos aversions. Les raisons pour lesquelles nous décidons d’aller ici ou là, manipulons différents objets, parlons de sujets divers, ayons telle ou telle idée ou opinion, sont uniquement déterminées par notre penchant à vouloir satisfaire nos propres intérêts égoïstes. Voilà comment nous sommes. Il s’agit d’une habitude profondément enracinée dans chaque bompu être humain. Si nous ne faisons rien de cette habitude, nous continuerons à utiliser tous nos merveilleux pouvoirs humains dans l’ignorance et l’égoïsme, nous ensevelissant toujours plus profondément dans l’illusion.
    En revanche, si nous pratiquons correctement zazen, nos capacités humaines ne seront jamais utilisées pour des intérêts de bompu. De cette façon, cette tendance sera interrompue, du moins pour un temps. C’est ce que j’appelle "sceller la bompuité". Notre bompuité existe toujours, mais elle est complètement scellée. Dans le Bendôwa ("Dans la poursuite de la voie"), le maître zen Dôgen décrit le zazen comme une condition dans laquelle nous pouvons "poser le sceau du Bouddha sur les trois portes du karma (le corps, la parole et l’esprit) et s’asseoir droit dans ce samâdhi."
    Il voulait dire qu’il ne doit absolument pas avoir la moindre trace d’activité bompu, que ce soit dans le corps, dans la parole ou dans l’esprit. Tout ce qui est là la marque du Bouddha. Le corps ne bouge pas dans la posture de zazen. La bouche est fermée et ne parle pas. L’esprit ne cherche pas à devenir Bouddha, mais arrête plutôt les activités mentales de la pensée, de la volonté et de la conscience. En retirant tous les signes de bompu de nos mains, de nos jambes, de notre bouche et de notre esprit (qui normalement agissent seulement au nom de nos intérêts illusoires d’humain), en posant le sceau du Bouddha sur eux, nous les plaçons au service de notre nature de Bouddha. En d’autres mots, quand notre corps-esprit de bompu agit comme un Bouddha, il est transformé en un corps-esprit de Bouddha.
    Nous devrions être particulièrement prudents sur le fait que, lorsque nous parlons de "sceller notre nature humaine illusoire" cette "nature humaine illusoire" dont nous parlons n’est pas quelque chose qui existe comme une entité fixe, ou comme un sujet ou un objet (selon l’angle de vue). Il s’agit simplement de notre condition perçue. Nous ne pouvons pas simplement la nier et nous en débarrasser. Le fait est que, lorsque nous nous asseyons en zazen comme simplement zazen, notre nature humaine illusoire est scellée par l’apparition de notre nature de bouddha aux trois portes du karma, c’est-à-dire aux niveaux du corps, de la parole et de l’esprit. Par conséquent, notre nature humaine illusoire est automatiquement abandonnée.
    Toutes les explications précédentes, d’abandon, de sceller notre nature humaine illusoire ne sont que des mots. Ces explications sont fondées sur un point de vue particulier et limité, regardant zazen depuis l’extérieur. Bien sûr, il est vrai que le zazen nous offre les possibilités que j’ai décrites. Cependant, lorsque l’on pratique zazen, nous devons être certains de ne pas nous soucier de "la nature humaine illusoire", de "l’abandon" ou de telles idées. Tout ce qui est important pour nous est de pratiquer zazen, ici et maintenant, comme un pur zazen non-souillé.

    Bonne lecture...
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Kaïkan le Mer 24 Aoû 2011 - 20:41


    Bonsoir,

    J'ai lu attentivement ce texte, il décrit une pratique qui me semble très éloignée de ce zazen non-duel qui m'a attiré dès les premiers contacts que j'ai eu avec le zen sôtô.

    Je sais qu'il y a beaucoup de points de vue différents, mais/et chacun est libre de suivre le maître et l’enseignement qui lui convient.
    L'opposition : bompu-Bouddha me parait vraiment maladroite... Shocked
    La finale : "un pur zazen non-souillé" est inacceptable en ce qui me concerne... Very Happy

    Ce texte est, de mon opinion (qui n'engage que moi) une explication intellectuelle qui interprète le zen de Dõgen de façon tendancieuse.

    Pour certains, ce sera un excellent texte, mais personnellement je préfère lire : Nishijima, Kodo sawaki, Taisen Deshimaru, et bien d'autres maîtres occidentaux, chez qui je ne vais pas ressentir ce malaise qui a fait de cette lecture un exercice pénible

    J'espère ne choquer personne en ayant le courage d'exprimer mon opinion... Very Happy

    Bonne soirée...




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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par BU-SO le Mer 24 Aoû 2011 - 21:08

    Merci Kaikan pour ton éclairage diffèrent sur ce texte,d’où l’intérêt de ce forum.

    Gassho
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Kaïkan le Mer 24 Aoû 2011 - 21:18

    BU-SO a écrit:Merci Kaikan pour ton éclairage diffèrent sur ce texte,d’où l’intérêt de ce forum.

    Gassho

    C'est moi qui te remercie pour ta tolérance envers les critiques sur le texte que tu t'es donné la peine de poster...
    Beaucoup vont être intéressés de le lire... Very Happy





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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par lausm le Jeu 25 Aoû 2011 - 14:36

    Toute explication sera forcément intellectuelle, et d'ailleurs je pense la fin du texte invite à justement considérer les choses ainsi : à la fin qu'on explique zazen, zazen échappe toujours à l'explication, et ne peut se comprendre qu'au sein même de sa pratique.
    Par contre, moi je trouve ce texte très intéressant, formulant des choses que je ressens depuis longtemps au sujet justement de la pratique assise, de ce qu'on en dit pour l'enseigner.
    Par contre, je pense qu'il faut être vigilant quant à l'emploi d'un terme comme "négation" de la bompuité.
    Formulation typique japonaise, qu'on reprend souvent en Europe comme des perroquets.
    Notre nature illusionnée n'a pas à être niée : la reconnaître entraîne forcément sa dissolution par la prise de conscience. Mais nous laissant le choix éthique d'aller vers le bien ou le mal. Sauf que là on a le choix, on est moins conditionné.
    Si je ne m'abuse, ce texte est dans le site de Eric Rommeluère, non??
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Kaïkan le Jeu 25 Aoû 2011 - 15:59

    lausm a écrit:Toute explication sera forcément intellectuelle, et d'ailleurs je pense la fin du texte invite à justement considérer les choses ainsi : à la fin qu'on explique zazen, zazen échappe toujours à l'explication, et ne peut se comprendre qu'au sein même de sa pratique.
    Par contre, moi je trouve ce texte très intéressant, formulant des choses que je ressens depuis longtemps au sujet justement de la pratique assise, de ce qu'on en dit pour l'enseigner.
    Par contre, je pense qu'il faut être vigilant quant à l'emploi d'un terme comme "négation" de la bompuité.
    Formulation typique japonaise, qu'on reprend souvent en Europe comme des perroquets.
    Notre nature illusionnée n'a pas à être niée : la reconnaître entraîne forcément sa dissolution par la prise de conscience. Mais nous laissant le choix éthique d'aller vers le bien ou le mal. Sauf que là on a le choix, on est moins conditionné.
    Si je ne m'abuse, ce texte est dans le site de Eric Rommeluère, non??
    C'est aussi à partir de l'opposition "bompu-Bouddha" que je suis devenu distant.
    Cependant je n'ai cité que ce qui me paraissait négatif.
    Le texte est plutôt long et il serait fastidieux de faire la liste de ce qui est dit avec justesse... Very Happy

    L'ensemble m'a vraiment déplu car très compliqué et apportant peu de clarté selon mon opinion...
    Je reste persuadé que certains le trouveront excellent... Very Happy


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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Fred le Jeu 25 Aoû 2011 - 16:59

    Bonjour Smile

    Le terme "zazen" est employé 55 fois je crois dans ce texte. Cela me fait penser que malgré les difficultés que je peux rencontrer parfois dans mes tentatives d'expressions sur ce forum, il y'a toujours mon avatar pour me rappeller et rappeler à chacun ce qui est essentiel et qui dépasse en signification tout ce que je pourrais tenter d'exprimer et je veux bien sûr parler de la pratique, assis, dos droit, menton rentré, les pouces ne formant ni mont ni vallée comme disait M° Deshimaru.
    C'est un peu comme ce qui se dit ou se fait sous le ciel, finalement, pourvu que celui-ci persiste à nous faire lever les yeux, nos actes et nos paroles pourront y touver refuge, dans le bon comme dans le mauvais. Cette persistance qui est un acte de foi transcende ces deux aspects, il est la garantie d'un sens qui existe au delà de nos tentatives de le cerner.

    Bon zazen.
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Kaïkan le Jeu 25 Aoû 2011 - 17:50


    Pour Dôgen, d’un autre côté, le but du zazen consiste juste à s’asseoir correctement en kekkafuza. Il n’y a strictement rien d’autre à ajouter. C’est le kekkafuza plus rien.
    S'asseoir en kekka fuza c'est s'asseoir en lotus complet. zazen n'est pas réservé seulement à kekkafuza comme certains voudraient le laisser croire, d'où de nombreux accidents d'articulations chez les disciples...
    Un bompu est l’opposé d’un Bouddha, une personne qui n’est pas encore éveillée, qui est happée par toutes sortes d’ignorances, de sottises et de souffrances. Lorsque nous sommes totalement engagés en zazen, au lieu de rester dans cette idée, nous ne devrions jamais oublier de comprendre que la pratique de zazen, en un sens, est la négation ou l’abandon de notre bompuité. En d’autres mots, on passe, en zazen, de la tête au cœur au sein de notre nature de bouddha. Si nous oublions de prendre ce point au sérieux, nous nous endommageons nous-mêmes en encourageant notre propre bompuité, nous obtenons un zazen mou, adapté à notre bompuité et nous dégradons le zazen lui-même.
    Cette strophe est à rejeter car le concept de bompu est à rejeter. Il n'existe pas de sous-hommes pleins de sottises opposés à des pratiquants de zazen qui seraient supérieurs, des proches de Bouddha ou même des Bouddhas vivants...
    Pendant que nous sommes assis dans la posture de zazen, l’ensemble de nos capacités humaines, acquises au long d’une évolution de millions d’années, sont momentanément abandonnées ou suspendues. Comme ces capacités (bouger, parler, saisir, penser) sont celles que les êtres humains estiment le plus, on pourrait dire sans se tromper que "entrer en zazen revient à sortir de l’activité d’être un être humain" et qu’en zazen "aucune activité de l’être humain n’est faite."
    S'asseoir en zazen c'est actualiser notre potentiel le plus élevé, notre karma d’être humain le plus noble ici et maintenant.
    Que signifie renoncer à toutes ces capacités humaines durement acquises pendant qu’on s’assoit en zazen ? Je crois que nous avons là l’opportunité de "sceller notre bompuité". En d’autres termes, assis en zazen, nous abandonnons sans condition notre ignorance d’être humain. En effet, nous disons : "Je ne vais pas utiliser ces capacités humaines pour mes objectifs confus et égocentriques. En prenant la posture de zazen, mes mains, mes jambes, mes lèvres et mon esprit sont tous scellés. Ils sont juste comme ils sont. Je ne peux plus créer de karma avec tout cela." Voilà ce que signifie "sceller la bompuité" en zazen.
    On fait zazen plus rien. Pas besoin de renoncer ou de penser à ceci ou cela.
    Lorsque nous utilisons nos capacités humaines sophistiquées dans notre vie quotidienne, nous les utilisons systématiquement pour nos buts illusoires et égocentriques, nos intérêts de bompu. Toutes nos actions sont fondées sur nos désirs, nos attirances et nos aversions. Les raisons pour lesquelles nous décidons d’aller ici ou là, manipulons différents objets, parlons de sujets divers, ayons telle ou telle idée ou opinion, sont uniquement déterminées par notre penchant à vouloir satisfaire nos propres intérêts égoïstes. Voilà comment nous sommes. Il s’agit d’une habitude profondément enracinée dans chaque bompu être humain. Si nous ne faisons rien de cette habitude, nous continuerons à utiliser tous nos merveilleux pouvoirs humains dans l’ignorance et l’égoïsme, nous ensevelissant toujours plus profondément dans l’illusion.
    Il n'y a pas de différence entre illusion et satori.
    L'illusion devient satori,
    Le satori devient illusion,
    Illusion et satori sont le recto et le verso de la même feuille de papier.

    Tout le reste de ce texte n'est que la continuité de l'opposition entre pureté et (bompu qui serait impur), mais qui serait "scellé", (rassurez-vous) par zazen.
    Pas n'importe quel zazen, non, un pur zazen non-souillé...

    Si on m'avait dit ça au début je n'aurais jamais commencé la pratique et je ne serais jamais devenu moine et libre de toutes ces "foutaises" (je me permet ce mot en toute sérénité)...
    Heureusement j'ai connu le Sangha de M° Taisen Deshimaru et je ne peux que m'en réjouir...Very Happy



    PS : Fred j'ai compté 60 fois le mot zazen...
    clown
    http://www.zen-occidental.net/textesmeditation/fujita2.html



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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Fred le Jeu 25 Aoû 2011 - 18:16

    Kaïkan :

    PS : Fred j'ai compté 60 fois le mot zazen...

    Hello Kaïkan,

    Me serais-je trompé alors? heureusement zazen "scelle" le faux et le vrai, le pur et l'impur. Idea
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par fonzie le Jeu 25 Aoû 2011 - 18:30

    Bonjour Fred,
    Fred a écrit:
    Kaïkan :

    PS : Fred j'ai compté 60 fois le mot zazen...

    Hello Kaïkan,

    Me serais-je trompé alors? heureusement zazen "scelle" le faux et le vrai, le pur et l'impur. Idea
    ha!ha!ha! Fred, on t'y prend à pas lire les trois dernières lignes d'un texte clown Wink
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Fred le Jeu 25 Aoû 2011 - 20:13

    Salut Fonzie Very Happy
    Bon d'accord, je suis grillé... Embarassed study
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par fonzie le Jeu 25 Aoû 2011 - 20:20

    meuh, non.
    tiens ! ça me fait penser qu'il faudrait que j'aille faire la cuisine Rolling Eyes
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Fred le Jeu 25 Aoû 2011 - 20:38

    Ben moi aussi, faut que j'y aille... Arrow

    Bon appétit alors Smile
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par lausm le Jeu 25 Aoû 2011 - 22:38

    Kaikan, t'énerve pas!
    Je crois que ce que tu manifestes est un malentendu vis à vis d'une formulation très japonaise du zazen, qui est la façon dont il est enseigné dans le soto.
    Or, toi, tu as eu Deshimaru qui même étant japonais, pratiquant soto, a été aussi un enseignant non conventionnel, ce qui a dû te convenir.
    Parce que je pense que le texte ci-dessus n'est pas fondamentalement différent de ce que Mokudo Taisen a transmis.
    sauf qu'avec les mots faut bien commencer par quelque part. Bien sûr on sait que cet être d'illusion n'est pas différent du Bouddha que nous pouvons être. En même temps, quand on est dans l'illusion, on n'est pas Bouddha!!! Donc on peut dire que ce sont deux choses différentes!
    Si on pratqiue sans chercher à être conscient, assis sans intention d'être éveillé, notre zazen est-il sans souillure, ou juste une station pépère où l'on glande avec style et panache (parce que zazen ça en jette!), mais on glande quand même?? Un petit luxe bourgeois pour quelqu'un aux genous assez compliants pour cela??
    Ce texte insiste juste sur l'esprit, que l'attitude ce n'est pas simplement de s'asseoir et c'est automatique! C'est vrai que Deshimaru disait que le zen c'est zazen. MAis il aurait dû l'enseigner plutôt aux moines soto trop occupés à encaisser le fric des cérémonies et à fuir le dojo! Car on peut s'asseoir et continuer à cultiver de la connerie, de l'intolérance, de la suffisance, de la prétention, tout plein de mauvaises herbes et d'intoxication doctrinales!
    Attention à ne pas faire de "le zen c'est zazen" un dogme du 21e siècle, cela serait trahir la mémoire de Deshimaru qui voulait d'un zazen qui guérisse l'esprit de l'être humain. Tu dois en savoir bien plus que moi sur ce point.
    MAis je point cela car je crois que c'est le problème principal d'interprétation de son enseignement : s'échouer sur les rivages d'une pratique identifiée à une forme matérielle, physique. Alors qu'elle dépasse cela, le transcende.
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par BU-SO le Jeu 25 Aoû 2011 - 23:15

    Effectivement Kaikan,ce texte suscite bien des commentaires tres interessent et pertinent.

    Gassho.
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Kaïkan le Jeu 25 Aoû 2011 - 23:30


    Bonsoir lausm,

    Rassure toi je suis très calme... Smile
    Je tiens seulement à manifester mon désaccord sur certains points du texte de Issho Fujita, qui a, selon moi, la vision de ces japonais bien propre, bien soignée, bien blanche mais bien dualiste.
    Je crois avoir été très clair dans le message n°8 qui vient donner plus de clarté au n°6.
    Tu n'as peut-être pas bien lu (ne t'énerve pas... Very Happy), mais je montre avec habileté que l'auteur se contredit au sujet de : "on fait zazen plus rien."
    Et je souligne (entre les lignes) l'aspect insaisissable (transcendant dis-tu) fukatoku de la pratique du zazen transmis depuis Dõgen, qui n'a jamais apparu (en tout cas dans le sangha de Sensei Deshimaru), comme un avachissement ou un laissez-aller.

    Mon écriture a une apparente simplicité, mais elle n'est pas comprise aussi facilement qu'on pourrait le croire, même quand on pense être très fort (ne t'énerve pas... Very Happy).

    Par contre j'ai peu d'émotions mais plutôt des sentiments qui me poussent à faire connaître ce que je ressens comme une transmission de l'enseignement de Kodo Sawaki, à travers tout le sangha de Mokudo Taisen et ses successeurs.

    Bonne soirée dans le calme et le silence d'une soirée d'août bien concentrée.


    Kaïkan Taïshin


    PS : Pour bien comprendre je recommande cette lecture : http://zen-et-nous.1fr1.net/t704-zazenshin-de-dogen-traduit-par-m-taisen-deshimaru



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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Mu! le Ven 26 Aoû 2011 - 18:56

    Moi je dois vous avouez que je fais sûrement fausses route mais la méditation n'est que pour moi un outil.

    Je fais une différence entre méditation et zazen avec simplicité (qui n'est sûrement pas juste):
    Je pratique le zazen avec les jambe croisées et avec les même principe que vous je supposes (yeux mi-clos, face à un mur etc..) simplement parce que je pense que l'esprit lors de la méditation est beaucoup plus important que la posture. (temps que l'on soit bien installée)

    J'irais même plus loin, je ne conseillerai pas dans faire une habitude mais même simplement assis dans un fauteuil (assis très naturellement avec simplement les mains en position de méditation quand même) est tout aussi possible.
    Sinon, sa voudrais dire que une personne avec un sérieux handicape ne pourrais atteindre un état méditatif, non?

    Dans l'esprit:
    Le zazen est pour moi une méditation sur le "vide" (façons de parler)

    Tandis que la méditation (traditionnelle) serait plutôt sur un sujet donné. (un koan par exemple)


    Attention, c'est une façons de voire personnelle et vous êtes beaucoup plus expérimenter que moi.
    Je ne suis pas fermer, je serais même plus d'avis d'écouter vos façons de voire et de laissez tomber mes idée basées sur des livres et expérience personnelle mais non guidée par un maître officiel.

    Wink
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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Kaïkan le Ven 26 Aoû 2011 - 19:09

    Bonsoir Mu,

    Je crois comprendre ce que tu veux dire, et ça ne me semble pas absurde du tout. Il faudra juste approfondir pour voir que ton point de vue n'est peut-être pas si éloigné du zen traditionnel que tu le penses.
    Par contre cette phrase :
    MU a écrit:Tandis que la méditation (traditionnelle) serait plutôt sur un sujet donné. (un koan par exemple)
    Je ne suis pas d'accord pour le zen sôtô, car zazen ne se pratique pas avec un "sujet", ou un kôan, ou quoi que ce soit. C'est seulement l'état normal, ordinaire de l'esprit quand il n'est pas utilisé à quoi que ce soit qui est la conscience pendant zazen... Smile




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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Mu! le Ven 26 Aoû 2011 - 22:57

    oui en effet mon explication est un peu stupide.

    Le zazen c'est la méditation puisque zazen veux exprimer dans les grandes ligne "s'assoir".
    D'après se que je comprend "le zazen" c'est laissez son esprit aller normalement.

    Dans le fond tout ceci n'est pas important mais c'est juste à titre d'informatition,

    Un débutant qui commence sur la voie du dharma, il fait par exemple connaissance d'un sujet.
    Moi par exemple sur chaque koan, j'ai du me concentrée (méditer) sur se sujet uniquement pour essayer de comprendre.

    Je me met donc dans la même position (physiquement) que pour le zazen.La différence est le contrôle de l'esprit, je commencais par faire le vide pour être en paix avec moi-même et m'appaiser enssuite je focalisais mon esprit sur le koan pour essayer de le comprendre.

    Comment appellez-vous cette façons de méditer?

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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Kaïkan le Ven 26 Aoû 2011 - 23:15


    Bonsoir Mu,

    La description que tu donnes est celle d'une méditation avec un but (ushotoku)...
    Zazen est une pratique mushotoku (sans but, sans esprit d'obtention ou de profit).

    Une fois assis, on se concentre dans l'instant présent sur la posture et la respiration.
    Corps et esprit s'harmonisent naturellement et ne font plus qu'un...

    C'est tout. Aucun état spécial, aucune compréhension particulière, seulement être là assis et rien de plus... Laughing


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    Re: Zazen est different de la méditation

    Message par Mu! le Ven 26 Aoû 2011 - 23:28

    aaah je vois.

    C'est juste une question d'étiquette que je ne comprenais pas.

    Content de voire que pour la pratique du zazen, j'avais bien compris le principes. Very Happy Very Happy

    Merci beaucoup, bonne soirée!

      La date/heure actuelle est Dim 25 Juin 2017 - 17:36